Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 3 novembre 2018L’abbé Mondoloni est décédé vendredi à l’âge de 79 ans. Prêtre et militant, cette figure incontournable de la vie insulaire depuis près d’un demi-siècle aura marqué la Corse par ses combats, ses prises de position sans concession, et son humanité.

Jean-Claude Mondoloni, curé du village de Morosaglia où naquit Pascal Paoli, père de l’indépendance et de la nation corse, est un homme dont le parcours et la personnalité forcent l’intérêt. Un parcours de militant et une vie pleine d’aventures ont fini par le voir ordonné prêtre à 42 ans. Il n’a jamais craint l’affrontement. Ses démêlés avec l’ordre public et ses prises de position tranchées le prouvent.

Sous l’ère Pasqua (année 80) l’abbé Mondoloni est placé en détention provisoire, dans un ses prêches il avait invité ses fidèles à lutter contre le « pouvoir colonial ».

Voyage mouvementé de Charles PASQUA (ministre de l’Intérieur) en Corse

Le 16 juin 1987 : Pasqua à Aiacciu, les nationalistes perturbent de façon efficace son allocution place des palmiers. Les forces de l’ordre et le Service de Sécurité interviennent brutalement, dix sept personnes interpellées (dont le curé Mondoloni, Saveriu Tavera et Ghjambattista Rotily Forcioli) et de nombreux blessés.

Le 19 juin 1987 : Les nationalistes interpellés lors du discours de Carlu Pasqua à Aiacciu, dont le curé Mondoloni et Ghjambattista Rotily Forcioli sont condamnés à plusieurs mois de prison.

Le 5 juillet 1987 : Le dimanche 5 juillet une centaine de personnes se sont réunis sur la place de l’église de Ponte Leccia pour constituer un Comité de Soutien à l’Abbé Mondoloni. Le curé de cette paroisse avait été violemment interpellé par des policiers, 3à4 heures après les incidents d’Aiacciu lors du discours de Carlu Pasqua, sur ordre du Préfèt Morin.

Ce Comité de Soutien en accord avec l’Abbé Mondoloni incarcéré, s’est fixé trois objectifs :

  1. Faire connaitre la vérité sur l’arrestation d’un prête au moment où il venait demander des nouvelles d’un blessé, arrestation particulièrement brutale.
  2. Appeler à signer une pétition de soutien qui a déjà reçu plusieurs centaines de signatures, qui, une fois recueillis, seront portées à l’Évêché fin juillet.
  3. S’étant constitué par delà les opinions politiques de chacun, le Comité appelle les chrétiens à une prière hebdomadaire devant la prison d’Aiacciu.

Lors de ce premier rassemblement de Ponte Leccia, les membres du Comité ont pu entendre une intervention du Professeur Luciani, de l’Università Pasquale Paoli puis, avant de se séparer se sont recueillis dans l’église. Les participants ont entonné le « Dio Vi Salvi Regina ».

Bureau du Comité de Soutien, Constitution provisoire :

  • Jean Jérome Mondoloni, frère de l’Abbé – Nice –
  • Mr le Professeur Luciani – Antisanti –
  • Frère Benoît-Philippe, dominicain – Marseille – et deux paroissiens
  • Mme Elisabeth Ferrari – Ponte Leccia –
  • Mr Jacques Garoby-Colonna – Bisinchi –

Le 17 juillet 1987 : Des prisonniers politiques incarcérés aux Baumettes sont tabassés par les CRS. Trois d’entres eux sont grièvement blessés et hospitalisés.

Le 23 juillet 1987 : U Prete Mondoloni est transféré des Baumettes à Toulon.

L’homme en soutane milita au sein du mouvement national à partir des années 80. Il s’en éloignera durant la guerre entre nationalistes qui fit des dizaines de morts dans les années 1990. Il sera présent lors de la signature de « paix » à Migliacciaru en juillet 1999.

Il fera partie du Comité « Sozzi ». Le 10 août 1993, sur FR3 Corse, il s’interrogeait lui aussi fortement sur la propension des clandestins à s’ériger en justiciers.  « … Je suis surpris qu’un mouvement qui comporte en son sein un exécutif de quatre avocats dont la raison d’être est de dire justement “non” aux exécutions sommaires, que même la pire des canailles a droit à une défense, je suis surpris qu’un mouvement qui se veut souverain, autodéterminé, n’est-ce pas, ne soit pas capable alors de mettre en place un tribunal populaire… »

15 Mai 1999 : A Ajaccio, quatorze organisations nationalistes ont organisé une marche unitaire. Le comité du Fium’Orbu, à l’initiative de cette « marche vers l’union » peut s’estimer comblé, plus de quatre mille personnes sont venues de toute l’île, toutes générations réunies. Peu avant 15 heures, sous un soleil implacable, on s’était retrouvé par petits groupes. Pierre Poggioli, de l’Accolta naziunale corsa (ANC), et l’abbé Mondoloni n’arrêtaient pas de serrer des mains, échangeant des mots de bienvenue en corse.

« Pour une société corse de droit : une solution politique »

3 Juillet 1999 – Accord de Migliacciaru, tous les nationalistes ou presque sont présent pour signés la « paix »

Le 13 novembre 2000Corse Matin publie le libre propos du Prete Mondoloni

Le 8 mai 2001 – La commémoration de la bataille de 1769 a donné lieu à une réunion rassemblant la grande majorité des organisations nationalistes. L’occasion était trop belle hier pour les nationalistes. Commémorer la bataille de Ponte Novu (1769) et, au sein de la coalition Unità, envoyer un message clair au gouvernement et aux députés. La journée s’est par la suite déroulée selon le programme prévu. La messe en Corse a ainsi été concélébrée par le vicaire général Olive Tagliazucchi « ancien aumônier du 2e REP », le diacre Pierre Jean Franceschi et l’abbé Jean-Claude Mondoloni qui ne rate pas une réunion de la coalition nationaliste Unita. A 19 heures, la foule s’est rassemblée sur le pont avant que, sur la rive, les enfants jettent des gerbes de fleurs dans les eaux limpides du Golo.

Le Jeudi 23 Mai 2002 : Rififi à Ponte Leccia jeudi 23 mai après midi aux obsèques d’un gendarme retraité. Le président des anciens combattants de la section de Corte ayant voulu mettre le drapeau tricolore à proximité du cercueil s’est vu opposé un refus énergique de l’abbé Mondoloni connu pour ses idées indépendantistes. A l’issue de la cérémonie et alors que le président des anciens combattants a reproché son attitude à l’ecclésiastique celui ci pour toute réponse lui a donné un coup de tête dans l’estomac. Le président des anciens combattants à porté plainte. Il sera condamné à 850 € d’amende par le tribunal de Bastia…

Le 31 Mai 2002 : INDIPENDENZA condamne le désordre perpétré à l’intérieur de l’église de PONTE-LECCIA au mépris de l’autorité cléricale assurée par Prete Mondoloni. Au-delà de cet incident monté en épingle par les représentants du parti français en Corse. Nous constatons une fois de plus que les autorités de ce pays ont organisé immédiatement une campagne médiatique contre un prêtre patriote. INDIPENDENZA considère que cet incident a été délibérément provoqué pour nuire à Jean-Claude Mondoloni auquel sa personnalité irréprochable de prêtre au service de la foi confère une autorité naturelle qui porte ombrage aux autorités officielles, laïques ou religieuses. INDIPENDENZA dénonce d’ores et déjà la complaisance de l’Évêque de Corse envers les représentants de la pensée coloniale ; le seul désordre qui trouble la vie évangélique de notre pays est celui créée par la présence sur notre terre d’une autorité épiscopale au train de vie immodeste qui s’éloigne de plus en plus de la mission de paix et de charité qui doit être la sienne.

En janvier 2007,  l’Abbé Mondoloni dédiera sa messe à la mémoire d’Ange Marie Tiberi, militant du FLNC mort lors d’une action clandestine.

Le Mardi 15 avril 2008 : Vers 14 heures 30, l’église résonne du son poignant d’une cornemuse des « naziunali » et le cercueil de Pierre est recouvert d’une immense bandera. La messe en mémoire de Petru Sinoncelli, est dite par l’Abbé Mondoloni et le prètre de la paroisse, est chantée magnifiquement par des membres du groupe l’Attrachju, ainsi que d’autres chanteurs. A la sortie de la messe, sur le parvis, un commando de 6 personnes cagoulées tire des salves d’honneur embrasse le cercueil et se retire à travers la foule.


Prete Mondoloni Avèdeci o sgiò curà !

Prete Mondoloni si n’hè andatu à l’età di 79 anni. Cù ellu, hè tutt’un èpica chì sfila ind’è nostre mente. Ùn era un prete cum’è l’altri è a so vita testimugneghja di quella scuzzulente di u pòpulu corsu à longu à i 50 anni scorsi. Pochi a sanu, ma hè statu legiunariu Ghjuvan’Claudiu Mondoloni, « un sèmplice peccatore », cum’ellu dicìa, chì hà trovu a strada di Cristu dopu à una ghjuventù tumultuosa. Natu à u Libanu, figliolu di militare, cresce sott’à u rimore di e bombe. A famiglia volta in Corsica in u 47, ind’è u babbone ch’hà marcatu a so vita in Pitrettu Bichisgià. Eppò e mutazioni di u babbu militare u pòrtanu quindi è culandi.

Ghjuvanottu, entre in Saint-Cyr ! Ma ùn stà in piazza è raghjunghje l’OAS.

Chjìbba ! Hè arrestatu armatu cù uni pochi d’amichi è hè impreggiunatu durante à parechji anni di preventiva.

Per cacciassi a zerga, si mette à a boxe in priggiò. È e cazzuttate di prete Mondoloni èranu cunnisciute ! Hè cundannatu à 15 anni ma graziatu sùbitu dopu. Puru ghjè in priggiò ch’ellu scontra à Dìu è decide di fassi curatu.

Parte in Spagna pò in Bèlgica à fà i so studii. 15 anni dopu, diventa prete passatu a quarantina, ma un prete «micca cum’è l’altri » l’avemu detta. Da cazzuttate à gattivu caràtteru, i so cumpagni di u seminariu u chjàmanu Cassius Clay, u nome d’un Campione di Boxe cunnisciutu, è l’episcupatu ùn sà cumu fà cun ellu… Volta in Corsica infine in u 1981, mandatu in a ghjesgia di Ponte Novu, curatu di a parochja di Ponte à a Leccia. Un antra vita chì principia, à accupassi di a ghjente di a so parochja, di a so terra di Corsica ch’ellu tenìa tantu caru, di a rinàscita di u ricordu di Ponte Novu cù d’altri cum’è Nunziu Grisoni ch’ellu hà ritruvatu in celu ssu 2 di nuvembre.

Era una persunalità strana Ghjuvan’ Claudiu Mondoloni, sempre in bullore, purtendu rangers sott’à a suttana. Diventa un militente naziunalista accanitu, aderente à l’ANC. « A morte di Ghjesù hè stata d’una certa manera pulìtica. Ùna aghju nisun cumplessu à pruvà di porghje una certa riflessione in u mondu pulìticu » dicìa per spiecassi u sgiò curatu. In u 1987, hè arrestatu durante azzuffi à a venuta di Pasqua, allora ministru di l’interiore. Ma ùn accetta micca l’assassiniu di Robert Sozzi, è piglia rinculu durante l’affruntamentu trà naziunalisti ind’è l’annate 90, « iè à a rivendicazione, iè a Corsica nazione, ma micca à n’importa chì prezzu » dicìa prete Mondoloni. È tutt’ognunu hà in mente e so prèdiche muralisatrice l’8 di maghju in Ponte Novu, induv’ellu s’impunìa di parlà corsu cù un accentu stracciatu. « Parlate corsu in casa di Cristu » dicìa prete Mondoloni !

Era cusì u sgiò curà, à tempu un pacchettu di nerbi, à tempu d’una grande generosità. Invechjendu, s’hè fattu ancu sàvviu induv’omu andava à circà cunsiglii. Suldatu, curatu o militente, tutta a so vita hè statu un cumbattente, prete Mondoloni. «Ci vole à difende ssa terra, terra nostra » dicìa pocu fà in un intervista à a televisiò.

Arritti pensa à i soi, i so fratelli, i so nipoti, è à a so ghjesa viota in Ponte Novu. U s’hà purtatu a malatìa, ma a so morte era cum’un ùltima manifestazione, cù centinaie di personi à accumpanalu sin’à u Campu Santu di Merusaglia, cù mondu preti à purtà a so salma. U so passu decisu è l’ombra di a so suttana firmeranu per sempre à u nostru latu, accumpagnendu e nostre lotte. Avèdeci o sgiò curà. Riposi in pace.

ARRITTI 2018


À Prete Mondoloni, patriottu Corsu è militente di a nostra Causa. 

Prete Mondoloni s’inn’hè andatu à ritruvà à sò piazza accantu à Diu

L’abbé Mondoloni est décédé vendredi à l’âge de 79 ans. Son départ laissera un grand vide, au sein de l’Eglise de Corse, mais aussi au sein de la société corse, tant sa personnalité aura marqué nombre de gens, militants, sympathisants ou non engagés politiquement, croyants ou non croyants..

Prêtre et militant, figure incontournable dans l’île depuis près d’un demi-siècle, il aura marqué la Corse par ses combats, ses prises de position sans concession, mais aussi par sa foi en l’humain et son engagement au service de la foi et de l’Eglise de Corse.

Sa vie aura été marquée par nombre événements.. Né au Liban en 1939, il est fils de militaire. Jeune étudiant, il rejoint l’OAS, un combat qui le mènera derrière les barreaux, à Bruxelles puis en Espagne. Il sera condamné à 15 ans de prison par la CSE, puis amnistié. À sa sortie de prison, il rencontre la foi, et entre dans les ordres, mais pas dans le rang…

Années 80, il s’installe définitivement dans l’île, où il devient curé de Morosaglia, et sillonnera durant de longues années les nombreuses paroisses dont il aura la responsabilité.

Durant les années 80, il se rapproche du mouvement nationaliste corse.

Il n’hésitera pas à accueillir dans son Eglise l’association de défense des prisonniers politiques corses, A Riscossa, dissoute sur proposition du Préfet Morin durant ces années d’affrontements et de répression contre les nationalistes corses…

Il connaîtra alors à nouveau la prison, lors des événements de la Place des palmiers à Ajaccio, liés à la venue de Charles Pasqua dans l’île en juin 1987.

 

Il scellera son nouvel engagement par son adhésion au mouvement ANC, fin des années 80, dont il fut un des fondateurs et restera un des piliers incontournables jusqu’à la fin des années 90-début des années 2000, avec la réconciliation au sein des mouvements nationalistes à Migliacciaro (Fiumorbu), à laquelle il participe activement..

Il connaîtra encore par la suite, au-delà de ses prises de bec avec l’épiscopat de l’île, qui n’appréciait pas toujours son franc-parler et ses activités, des démêlés judiciaires avec certains anciens combattants anti-nationalistes.

Il restera toujours ensuite un compagnon engagé de l’ensemble du mouvement national corse..même s’il prendra alors ses distances.

Il sera toujours présent aux commémorations à Ponte-Novu dont il concélébrera annuellement la messe du souvenir.

Au sein de l’ANC, il n’avait de cesse de rappeler aux militants qu’il fallait croire, et avoir foi dans l’homme, qu’il fallait prier pour des lendemains meilleurs.. Et durant les années de plomb, il aura contribué grandement au sein du mouvement à aider les militant(e)s à tenir bon, même dans les situations dramatiques que nous subissions alors..

Il n’aura eu de cesse de nous inciter à aller au-delà de l’engagement politique pour nous rapprocher au mieux possible de Dieu, à être au plus près de lui, par la prière et par l’action, en empruntant toujours le chemin de la foi en l’homme et en l’humanité.

Il nous expliquera sans relâche : “Je ne fais aucun complexe à essayer de mener, dans le monde politique, certaines réflexions et une certaine raison d’être ». Il ne s’offusquera jamais de rencontrer au sein de notre mouvement celles et ceux qui y croyaient et celles et ceux qui n’y croyaient pas.. délivrant à chacun(e) toujours un message d’espoir à tou(te)s.

Sa disparition aujourd’hui nous attriste profondément, nous qui l’avons côtoyé et tant apprécié. Nous présentons nos condoléances émues à tous ses proches et à l’Eglise de Corse

Ses obsèques auront lieu lundi 5 novembre à Morosaglia où il sera porté en terre, à la fin de la messe célébrée en l’Eglise du village, selon ses dernières volontés..

Des veillée sont prévues ce samedi et demain dimanche soir à Ponte-Leccia où il résidait.

Riposa in Santa Pace- RIP

PIERRE POGGIOLI



« Si l’Etat ne fait pas son travail, d’autres le feront à sa place » Prete Mondoloni  in Terra di i Turmenti

Les hommages

 

 

 

 

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PATRIOTTI

PATRIOTTI rende onore à u Prete Mondoloni.
Omu di fede colmu d’umanismu. Patriottu Corsu, u so ingaghjamentu u porterà in e prighjò francese in u 1987.
A so parolla era libera di pettu à tutte l’inghjustizie.
Si ne và un omu liberu, comu ci ne pocu.
A Corsica ùn si scurdarà.

Ghjuventù Paolina

Si n’hè andatu pretu Mondoloni…

Figura cunnisciuta di u naziunalismu corsu, chì s’hè battutu pà a nostra isula ch’eddu amaia tantu.
St’omu hà avutu un parcorsu di vita singulari assai è ecceziunali. Hà sceltu di piglià a sulenna strada di Diu è u so impegnu fidu hè statu ricunisciutu da tutti.
Ùn ci sminticaremu mai di st’omu curagiosu è stimatu par a chjarezza di i so parolli. Tamanta perdita, ma dinù una lascita prufonda par st’esempiu d’indiatura in i lotti naziunali di u populu corsu.

Prisintemu i nostri prigheri è i nostri parti afflitti à i soii. Una pinsata pà u rughjoni di u Ponte à a Leccia duv’eddu hà statu Preti quarant’anni.

Avvedaci o sgiò Curà !


Cunsulta di a Ghjuventù Corsa

Si n’hè andatu u Preti Mondoloni
Era un omu di fedi mà dinò un difenditori di a so tarra è chi hè sempri statu à fiancu à a ghjuventù, è ci voli à ringrazià lu pà quissa. Piddemu parti à u dolu di tutti i parsoni chi l’ani cunnisciutu, a so famidda è i so amichi.
Firmarà sempri cù no, in ‘ssa lotta pà l’emancipazioni di u nosciu populu…


Jean-Christophe Angelini – PARTITU DI A NAZIONE CORSA

Umagiu à Prete Mondoloni : « À tè a Corsica Regina … »

U Partitu di a Nazione corsa saluta a memoria di Prete Mondoloni, partutu à l’Eternu stu 2 di novembre.

U gran’prete ch’ellu hè statu hà accumpagnatu e lotte di u Populu Corsu dipoi tant anni. Omu di gran’ fede, militante naziunalistu, Patriottu sinceru, prete imprigiunatu da militante di a Causa Corsa, era u simbulu di l’indiatura schietta è permanente. Tutt’ognunu sà chì u so impegnu hà aiutatu tante famiglie à suppurtà doli, strage è stundacce di a nostra storia cuntempuranea.

Oghje a Nazione corsa hè in dolu è pienghje un figliolu di a chjesa arrimbatu per u sempre à a bandera à testa mora.
À i soi u nostru sustegnu fraternu per sparte tamanta pena è porghjeli e nostre cunduglianze afflitte.
À tè u riposu eternu in santa pace in sta terra isulana.
À tè, o sgiò curà, a Corsica Regina, à ella tù !


L’Attraghju

Si n’hè andatu lu Prete à raghjunghje e Stelle di l’altu celente.
Era più ch’un Prete. Era un Omu, un veru Omu, un militante di prima trinca, un passiunatu di litteratura, di cantu.. un Omu ghjustu è sincere. Umile è simplice. Un Amicu fidu simplicamente.
Si và incù ellu un pezzu di a nostra storia, un pezzu di a nostra memoria. Ma firmerà sempre u so ricordu, a so memoria. Manceranu e so capate per dì ci bonghjornu, manceranu e so risate, ci mancerà…
Riposi in Santa Pace.


Roccu Garoby

Il y a des hommes qui marquent plus que d’autres; il y a des voix qui portent plus que d’autres; il y a des gestes qui comptent plus que d’autres. È quellu di l‘ottu di maghju 1987, un mi ne scurderaghju mai.

Eri, u populu corsu è l’umanità anu persu tantissimu. Che tu sia in pace, ò prete Mondolini.


Ghjuventù Indipendentista

Si n’hè andatu à l’eternu u Prete Mondoloni.
Omu di fede, dirittu è sinceru, era cunnisciutu è stimatu di tutti.

Tenimu à prisentà e nostre parte à i soii.

Ch’ellu riposi in Santa Pace.


Associu Ricordu di Ponte Novu

Si n’hè andatu à l’eternu u Prete Mondoloni..
Ci mancanu e parole per dì quant’è tristu lu nostru core.
Da a creazione di u primu associu Ricordu di Ponte Novu sin’à oghje, hè sempre statu à fiancu à noi per salutà a memoria di i Corsi cascati per a libertà. Omu di fede è di gran’ valore, mancarà assai à a Corsica di dumane.
Ripusate in Santa Pace.


CORE IN FRONTE

A sezzione Valle di u Golu di Core In Fronte saluta a mimoria di u Prete Mondoloni, chì si n’hè andatu à l’eternu eri sera.
Era u curatu di U Ponte à a Leccia è di parechji paesi di a u rughjone di u Golu, dipoi 37 anni.
Incù ellu, si ne va un pezzu di storia di i nostri lochi, ma dinò mumenti di spartera è d’amicizia.
Era più chè un Prete, era un amicu sempre prontu à aiutà à l’altru, è purtà sustegnu à i più povari è inghjuliati.
Per voi, s’appronta avà una veghja tremenda.
Per voi, Jean Claude chì site legenda…
Incù voi « Mondo » chì site legenda….
À ringrazià vi.


L’ASSOCIU DI I PARENTI CORSI

Si n’hè mortu preti Mondoloni era un militanti di prima trinca è un omu di feda ch’ùn hà mai spiccati i dui. Nanu à u Liban, fiddolu di militaru corsu cunnosci à prighjò cù u so ingaghjamentu à tempu di a guerra d’Algeria. Dopu essa intrutu in l’ordini in i Spagna turnò in Corsica in l’anni ottanta è s’ingaghjò in lu muvimentu naziunali pà cunnoscia torna a prighjò a tempu di Pasquà in l’87. Attravirso l’anni di piumbu participò a u Fium’orbu ed hè rimastu un puntellu di cunnescenza corsa oghjinca. Salutu à l’omu di fedi, u miltanti l’omu corsu chi campò tali u so pridicissori Circinellu « cepu in manu è crucci in pettu ».


GHJUVENTU NAZIUNALISTA

« Ci vulia à difende sta terra.. »
Da l’altare à u carrughju, cù prediche incisive, u Prete Mondoloni era di quelli chì anu sempre avutu à mente l’idea d’una Corsica emancipata. À l’omu di fede, u patriottu, a perdita hè tamanta ma a so lascita l’hè ancu di più.
Ripusate in santa pace sgiò Curà.
Ghjuventù Naziunalista manda e nostre parte afflitte à a so famiglia, i so amichi è à tutti quelli tocchi da stu dolu.


#Corse – L’abbé Mondoloni, des maisons d’arrêt à la maison de Dieu

#Corse les « années de braise » vues par un cinéaste libanais

 


Revue de presse

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