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(Unità Naziunale Publié le 3 novembre 2018) Patriotti tient une conférence de presse ce samedi matin à 11h à Sartè devant le trésor public pour prendre la défense de Ghjacumu Fieschi. (Dossier ici)

Patriotti dénonce le sort réservé à Ghjacumu Fieschi, a été un militant recherché, et depuis le préfet Bonnet, Ghjacumu Fieschi, la cible des services fiscaux.

Ce samedi matin, devant le centre des finances publiques à Sartène, le collectif I Patriotti s’est réuni lors d’une conférence de presse pour dénoncer les harcèlements dont sont victimes les anciens prisonniers ou recherchés politiques de la part du fisc.

Soutien d’EDMOND SIMEONI le 6 novembre 2018

Ghjacumu Fieschi, comme Jean-Paul Poletti et tant d’autres Corses, sont victimes d’acharnement fiscal, à mon avis expliqué, par leur engagement quant à la politique de l’Etat en Corse. Fatigué, je n’ai pas pu m’associer à la protestation de Patriotti, qui soutient Jacques. Nous cheminons ensemble depuis plusieurs décennies et nos familles sont liées. Jacques a consacré sa vie à la défense de la Corse. Nous sommes là pour protester et appeler l’Etat à un peu plus de mesures et de conciliations. Nous sommes solidaires aussi de tous les insulaires victimes de l’acharnement fiscal de l’Etat et de son refus de rechercher par le dialogue les voies de la concertation et de la conciliation. Les coups de bâtons chroniques , depuis des décennies suscitent des réactions corses très fortes et ont généré des violences graves. Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets. U troppu stroppia !


Voici le texte de la conférence de presse :

Notre collectif est né, d’une naturelle logique d’auto-organisation. Il regroupe un ensemble d’anciens prisonniers politiques et de recherchés, tous victimes de la répression française. Il entend, dans un soucis d’affirmation des idées qui ont toujours été les nôtres, défendre nos droits face au système policier et judiciaire qui continue de nous persécuter. Il entend également participer, par ses actions et ses réflexions au débat actuel qui concerne l’évolution de notre pays


Le premier juillet dernier, devant le Centre des Impôts du Prunelli di u Fium’Orbu, nous demandions – entre autre – le départ de Yann Poujol de Molliens, alors directeur des services fiscaux en Corse. Selon la fonction qui lui était assignée, ce dernier assurait sa hiérarchie qu’il prenait un soin tout particulier à ne contrôler que les Corses. Trop voyant et provocateur, Cet anti – corse a été démis de son poste et dorénavant, n’exerce plus sur notre terre. Nous prenons certes acte de cette mise à l’écart mais nous ne sommes pas dupes quand à la pérennité du système au quel il appartient et qui continue de sévir dans notre pays ..

Aujourd’hui, c’est devant le Trésor Public de Sartè que nous entendons cette fois – ci dénoncer le sort réservé à notre ami, militant et syndicaliste de la première heure, Ghjacumu Fieschi. Pour son engagement constant et jamais démenti pour la défense des intérêts collectifs de notre peuple, Ghjacumu est depuis longtemps ciblé par les forces répressives de l’Etat français. Il a été, à une époque, recherché pour cela. Moults moyens ont été, et sont toujours engagés contre lui..

Ghjacumu Fieschi est harcelé. Il l’est plus particulièrement depuis le passage du Préfet – barbouze Bernard Bonnet dont là aussi la tâche affectée était de combattre coûte que coûte le Mouvement National Corse. Tout un chacun sait désormais que derrière les incendies de paillotes, était ourdi un plan global de criminalisation visant aussi à préparer physiquement l’élimination de militants nationalistes. C’est dans ce contexte, et à l’instigation de ce méprisable préfet que les services fiscaux ont commencé leur mission de tourmenter Ghjacumu.

Après un premier contrôle en 1998, les services fiscaux imposent un redressement pour la société de Ghjacumu Fieschi de plus de 10 millions de francs, pour un chiffre d’affaire de moins de 5 millions de francs sur 3 ans… Le travail de sa défense permettra de rétablir ce redressement à un million de francs. A l’évidence, la volonté affichée par ces services était d’asphyxier économiquement un entrepreneur corse..

En 2002, nouvelle attaque. Cette fois, le procureur Dallest et le juge Gentil diligentent une enquête suite aux informations fournies par les impôts. les fonctionnaires des impôts transmettent le dossier aux magistrats avec uniquement des éléments censés une nouvelle étouffer l’entreprise de Ghjacumu Fieschi. Tous les clients et fournisseurs de ce dernier sont convoqués à la brigade financière d’Aiacciu. Au moment où sévit le scandale de la vache folle anglaise, les enquêteurs accusent alors Ghjacumu Fieschi de faire venir ses viandes bovines d’Angleterre, détournant ainsi toute la clientèle de son supermarché..

Après 6 mois d’enquête, Ghjacumu Fieschi est mis en garde-à-vue pendant deux jours. Il est notamment sommé de s’expliquer sur des paiements de 3 millions de francs effectués en Sardaigne. Les enquêteurs ayant fait de ces paiements leur principal argument pour tenter d’expliquer un abus de bien sociaux. Mais, une fois les factures correspondantes (que l’administration fiscale s’était bien gardée de donner aux enquêteurs) remises aux policiers, ces derniers seront amenés à constater l’insignifiance de leur action et de présenter à l’intéréssé des excuses. Le procureur Dallest se confondra également en excuses… Le juge Gentil reconnaitra de facto qu’il n’y avait aucune malversation dans la gestion de la société de monsieur Fieschi. Il ne reste que la faillite de la société SARL Jacques Fieschi, imputable aux sales rumeurs répandus pendant l’enquête, les clients ne venant plus au supermarché..

Les hommes changent mais le système perdure. Nouveau juge, nouveau procureur. La machine judiciaire s’emballe de nouveau contre Ghjacumu Fieschi.En 2008 Les mêmes accusations sont de nouveau portées contre lui. Ghjacumu est jugé en première instance au tribunal à Aiacciu. Il est relaxé mais le parquet fait appel..

De manière assez surprenante, le tribunal correctionnel de Bastia ne tient absolument pas compte des éléments de défense présentés, allant jusqu’à nier que l’établissement commercial a été l’objet d’un sinistre ( malgré l’exposition des articles de presse de l’époque relatant l’attentat qui a détruit cet établissement), ou encore en niant que Ghjacumu Fieschi ait déposé sur un « compte courant associé » de la société une partie de l’indemnisation qu’il a touché suite à cet attentat, alors que les éléments comptables le prouvent clairement. Le tribunal condamne finalement Ghjacumu à 350 000 € d’amende, pour abus de bien sociaux, chiffre qui fluctuera au cours des années, pour monter au gré des diverses pénalités jusqu’à 750 000 € !!

Aujourd’hui, après 20 ans de procédure, Ghjacumu Fieschi doit encore 300 000 € à l’administration fiscale française, entre les amendes et les impôts qu’il n’a pu payer car sa société était fermée.
Aujourd’hui, Ghjacumu Fieschi possède deux appartements qui sont loués. Mais, comme les deux loyers sont saisis directement par les impôts, il ne lui reste que 850 € de retraite pour « vivre »… Le rouleau compresseur envoyé à son encontre depuis des années continue de fonctionner pour l’écraser …
Ghjacumu Fieschi n’est pas seul. Nous sommes là aujourd’hui pour l’affirmer haut et fort : nous sommes à ses côtés. Le harcèlement fiscal et judiciaire dont il est victime est dû uniquement à son engagement politique pour la Corse ! Nous exigeons aujourd’hui l’effacement complet des amendes tant injustes que ignobles qui lui sont infligées et qui visent à le ruiner. Ce système inique doit cesser afin que Ghjacumu l puisse reprendre le cours normal de sa vie à ses 71 ans.

Nous appelons tous les corses à prendre conscience et faire barrage à toutes ces formes insidieuses de répression qui visent à pacifier la Corse et nous empêcher de prendre effectivement notre destin en main

Nous appelons tous les corses à soutenir et rejoindre notre combat pour l’affirmation concrête des fondamentaux de notre lutte, car il ne saurait y avoir de libération nationale sans émancipation sociale. Nous appelons tous les corses à la mobilisation autour de notre démarche patriotique car notre combat porte avec lui l’assurance et le respect des droits et des libertés individuelles et collectives

Forti saremu si uniti simu !
Femu piantà a riprissioni ! A lotta cuntinueghja !
Libartà par a Corsica !
PATRIOTTI



 

A travers l’exemple du militant nationaliste Jacques Fieschi, qui depuis 20 ans subit des relances de l’administration fiscale, et qui doit encore à ce jour s’acquitter de 300 000 €.

I Patriotti estime que les anciens militants nationalistes sont particulièrement visés, et que le harcèlement fiscal et judiciaire est dû uniquement à leur engagement politique pour la Corse.


#Corse – JP. Poletti et J. Fieschi devant la préfecture « Il faut arrêter cette répression… »

(Corse Matin) (Corse Net Infos)