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(Unità Naziunale Publié le 29 octobre 2018 à 19h21) Le Brésil a élu hier Jair Bolsonaro comme président de la république.

Le capitaine réserviste de l’armée est un fasciste notoire, dont les outrances sexistes, homophobes et racistes ont ponctué la carrière politique. Député jusqu’ici peu connu, affichant volontier son admiration pour la dictature, ses propos scandaleux lui ont attiré la notoriété.

Il a par la suite a mesure de son ascension dans les sondages, recueilli les soutiens des milieux financiers plus préoccupés par leur profit que par la démocratie.

La démocratie a été la grande absente de cette élection marquée par l’absence de Lula, injustement emprisonné par une justice brésilienne aux ordres de la bourgeoisie. La défaite du Fernando Haddad, candidat du PT avec pour colistière Manuela d’Avila du PCdoB, est pour une large part due au fait qu’il n’était pas Lula et n’a commencé sa campagne qu’une fois l’impossibilité pour ce dernier de se présenter confirmée.

Le Brésil a désormais pour président un homme ouvertement fasciste qui n’hésite pas à menacer de mort ses opposants politiques. Sa proximité avec les milieux religieux les plus conservateurs, mais aussi avec des franges de l’armée ouvertement autoritaires est particulièrement inquiétante. Derrière se trouve également de puissants intérêts financiers de l’agrobusiness particulièrement séduits par son discours anti-environnement, et contre les droits des sans-terre. On trouve plus généralement tous les secteurs financiers particulièrement inquiets à l’idée d’un retour des politiques redistributives mises en place par le PT et supprimées par la droite après la destitution de Dilma Rousseff.

Cette élection est d’ailleurs la conséquence directe du putsch institutionnel qui a conduit au départ de Dilma Rousseff. Les effets de la montée du fascisme se font déjà sentir, les agressions sexistes, racistes et de militants de la gauche ont eu lieu pendant toute la campagne. Aujourd’hui la démocratie au Brésil est menacée et avec elle toute la sécurité de toute l’Amérique Latine.

Le Mouvement Jeunes Communistes de France tient à exprimer sa solidarité avec les communistes brésiliens et tous les progressistes dans les luttes de résistances à venir.



Brésil, contre l’extrême-droite soutenir la résistance