Produit CORSU E RIBELLU

X
Treize ans que l’assassinat du préfet Claude Erignac a été perpétré. Au soir du 6 février 1998. En treize ans, l’événement, qui a lézardé les fondements de l’État dans ce qu’il a de plus régalien, a laissé place – sans rien gommer de l’onde de choc provoquée – à l’affaire Colonna. Dont on n’a jamais cessé de parler. À travers. Mais aussi tortueusement plus qu’à tort. Au travers de rumeurs et de paroles rapportées. À tort, lorsqu’il s’est agi, au plus haut niveau étatique, de désigner – avant même de laisser la justice entrer dans sa propre cour – le coupable. Lorsqu’à la tribune d’un meeting, celui qui est à l’époque, ministre de l’Intérieur, « oublie » l’un des principes de base de tout appareil judiciaire, s’il veut se prononcer de manière équitable : celui de la présomption d’innocence. En 2003, le jour de son interpellation, ce n’est pas le berger de Cargèse que l’on arrête. Mais « l’assassin du préfet Erignac ». Dire que les dés étaient dès lors définitivement pipés aurait pu être une vérité. Sauf que les vérités ne s’entendent pas ex nihilo. source et suite de l’article : http://www.corsematin.com/article/corse/affaire-colonna-treize-ans-apres-une-meme-quete-de-verite-et-de-justice

.

This content is restricted to site members.

Contenu réservé aux membres