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Leurs revendications, depuis une dizaine d’années que l’associu existe, le public a appris à les connaitre. Le rapprochement des prisonniers corses incarcérés sur le Continent reste, à n’en point douter, leur fer de lance, tout comme l’aide apportée aux familles.

C’est notamment de ce dernier point qu’il a été question hier lors de l’assemblée générale de l’Associu Sulidarità. Avec le compte rendu moral, est apparu un bilan financier qui fait état d’un budget de 300 000€. Une somme colossale, mais qui est vite « mangée » par les défraiements accordés aux avocats et les quelque 200€ que reçoit chaque mois la trentaine de prisonniers dont s »occupe l’Associu, « sans compter que nous aidons les familles aussi, en particulier pour les déplacements. Il devient de plus en plus difficile de réunir les sommes nécessaires et cela nous demande un investissement encore plus important et impose une recherche permanante de fonds, soutien le Président Dominique Tafani. Aujourd’hui nous sommes a une croisée des chemins. La question qui se pose désormais est de savoir comment nous allons continuer à travailler pour les prisonniers politiques et leurs proches ».

Une analyse qui s’est imposée également lors de l’évocation du procès d’Olivier Peretti, Patrick Tesi et Marc-Antoine Colleoni qui se tiendra à Paris et auquel assistera une déléguation de l’Association. »Le procès est programmé sur deux semaines alors qu’il ne s’agit, en réalité que de quatre demi-journées. Ce qui signifie évidemment des frais supplémentaires pour les familles. Pour notre part, nous nous mobiliserons sur l’instruction et le déroulement de ce procès, nottament au travers d’une conférence de presse internationale ».

L’assemblée Générale a également été l’occasion d’aborder la loi Gandolfi-Scheit sur le rapprochement des prisonniers et de « regretter que le garde des Sceaux en livre une interprétation politique, d’autant que la période de sûreté qu’il a évoquée n’est pas mentionnée dans un texte qui a été vidé de tout son sens ». Et les membres d’évoquer la loi de 2009 qui pourrait être appliquée à une dizaine de prisonniers mais ne l’est pas encore.

« Dans les jours qui viennent, le Sénat va examiner une proposition de loi qui suit celle qui a été proposée en septembre dernier pour faciliter le maintien des liens entre prisonniers et familles. Nous ne pouvons évidemment que nous réjouir que le Parlement ait été enfin saisi officiellement de cette question, et particulièrement maintenant que la loi Gandolfi-Scheit a été entendue », a soulignée pour sa part Rosa Prosperi (avocate au barreau de bastia, membre de l’Associu Sulidarità)

S.O

LE CAS CARLU SANTONI

« Enfin on s’aperçoit que les militants nationalistes font changer les choses et bouger les lignes ! » c’est évidemment à Charles Santoni que fait référence cette phrase de Dumè Tafani. Dans les prochains jours, l’Associu devrait apporter des précisions sur « cette obstination de refus de prélèvements ADN dont l’ensemble des condamnés en France pourra désormais bénéficier. »

Corse Matin du dimanche 29 Janvier

Le site officiel de l’Associu Sulidarità et sa boutique internet : 

http://www.associu-sulidarita.org/

http://www.boutiquesulidarita.org/

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