Produit CORSU E RIBELLU

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Quelques dates et informations sur la défense de l’environnement des bouches de Bunifaziu et du contours de la Corse.

Mobilisation régionaliste en 1972 conduite par Edmond Simeoni, leader autonomiste, contre le déversement de déchets toxiques au large de la Corse par la société italienne Montedison.

Barrage en mai 1991, par des interventions répétées auprès des gouvernements français et italiens et de l’Organisation maritime internationale, comme par exemple celles d’André Lajoinie à l’Assemblée nationale en mai 1991 et de l’Assemblée de Corse unanime un an plus tard.

1991 :  Max Simeoni, aux élections européennes de 1989, se présente en troisième position sur la liste des Verts d’Antoine Waechter. Devenu député européen, il siège au groupe Arc-en-ciel au Parlement de Strasbourg pour une représentation régionaliste. « Il y a une dimension écologique dans le combat que mène le peuple corse, déclare François Alfonsi, responsable du parti autonomiste. En 1991, une action commune est menée par l’UPC et le Partito Sardo indépendant pour revendiquer l’arrêt du passage des pétroliers dans le détroit de Bonifacio cette alliance interrégionale et transfrontalière se concrétise avec l’envoi d’une délégation à Rome.

16 septembre 1992 : L’adoption par le Parlement européen le 16 septembre 1992 d’une résolution qui porte sur « les atteintes à l’environnement dues au rejet par les navires », à la suite du rapport Bertens. Le paragraphe 4 du texte comporte un amendement concernant le problème particulier du passage dangereux de pétroliers dans les bouches de Bonifacio, déposé par le député vert italien Gianfranco Amendora, amendement élaboré en collaboration avec Max Simeoni.

Le 5 JANVIER 1993 : Le naufrage du BRAER au large des SHETLANDS relance la polémique sur le passage des pétroliers dans les bouches de BUNIFAZIU.

« Le temps des parlottes, des promesses de dernière heure, est révolu »

Le 11 JANVIER 1993 : Réunion FRANCO-SARDE à propos de l’interdiction des pétroliers dans les bouches de BUNIFAZIU et la création d’une réserve maritimes.

Le 19 JANVIER 1993 : Visite du Ministre de l’Environnement, SEGOLENE ROYAL, concernant les bouches de BUNIFAZIU.

En janvier 1993, une première décision positive est arrachée. Alors ministre de l’Environnement, Ségolène Royal signe avec son homologue italien un texte qui met fin au trafic des tankers battant pavillon français ou italien dans le détroit. Ces navires devront désormais contourner par l’ouest la Sardaigne et la Corse.

25 septembre 1996 : Le Fénes, céréalier Panaméen s’échoue dans la réserve naturelle des îles Lavezzi (bouches de Bonifacio). Sur un peu plus d’un hectare, un herbier dispersé de posidonies (espèce protégée depuis 1988), les algues et animaux sessiles se retrouvèrent enfouis sous des dizaines de centimètres voire plusieurs mètres de blé.

1999 : La Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio est née

  » le rassemblement entre les deux îles d’une énorme concentration de tout ce qui flotte, face à la peste noire « 

8 juillet 2000 : Pollution. Mobilisation en Corse pour la sécurité maritime. plus de 4 000 bâtiments de commerce français et étrangers évoluent chaque année dans cette zone. Selon la préfecture maritime de Méditerranée, plus de 205 000 tonnes de produits pétroliers, près de 145 000 tonnes de produits chimiques et 24 000 tonnes de produits gazeux sont ainsi passés l’an dernier à quelques kilomètres seulement des côtes des deux îles.

En 2001, une nouvelle étape est franchie avec la mise en place d’un protocole autorisant désormais la pénétration, la présence et l’intervention des unités de la garde côtière italienne et des navires français dans les eaux territoriales de l’autre Etat pour des missions de surveillance générale et d’identification des navires transitant par le détroit. (src)

7 décembre 2012 : Les Bouches de Bonifacio deviennent Parc Marin International (GECT-PMIBB)

Juillet 2014 : Des élus, des écologistes et des acteurs du monde de la mer se mobilisent en Corse pour empêcher le remorquage de l’épave du Costa Concordia en raison de risques pour l’environnement. « C’est une bombe flottante », a dit Gilles Simeoni devant des élus et des représentants de la société civile.

Octobre 2018 : Dimanche 8 octobre, vers 07h30, un navire roulier tunisien, l’Ulysse, parti de Gênes (Italie) vers Tunis, est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 km au nord-ouest du Cap Corse. Le choc a provoqué une brèche dans la coque du porte-conteneurs, laissant échapper du fuel de propulsion. L’accident s’est produit alors que la météo et les conditions de navigations étaient bonnes, avec peu de mer et un vent léger de 7 nœuds (13 km/h). 600 tonnes de fioul au large du Cap Corse… Elle s’étend sur 25 kilomètres répartie en 7 tronçons discontinus.

 

#corse 1972 « Le long combat contre la pollution de la Méditerranée par la #Montedison et ses boues rouges »

#Corse StoriaCorsa de 1960 à 1972 – le CEDIC, l’UCA et l’ARC – Boues rouges et premier attentats