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(Unità Naziunale Publié le 10 octobre 2018) Quelques dates et informations sur la défense de l’environnement des bouches de Bunifaziu et du contours de la Corse.

Mobilisation régionaliste en 1972 conduite par Edmond Simeoni, leader autonomiste, contre le déversement de déchets toxiques au large de la Corse par la société italienne Montedison.

Barrage en mai 1991, par des interventions répétées auprès des gouvernements français et italiens et de l’Organisation maritime internationale, comme par exemple celles d’André Lajoinie à l’Assemblée nationale en mai 1991 et de l’Assemblée de Corse unanime un an plus tard.

1991 :  Max Simeoni, aux élections européennes de 1989, se présente en troisième position sur la liste des Verts d’Antoine Waechter. Devenu député européen, il siège au groupe Arc-en-ciel au Parlement de Strasbourg pour une représentation régionaliste. « Il y a une dimension écologique dans le combat que mène le peuple corse, déclare François Alfonsi, responsable du parti autonomiste. En 1991, une action commune est menée par l’UPC et le Partito Sardo indépendant pour revendiquer l’arrêt du passage des pétroliers dans le détroit de Bonifacio cette alliance interrégionale et transfrontalière se concrétise avec l’envoi d’une délégation à Rome.

16 septembre 1992 : L’adoption par le Parlement européen le 16 septembre 1992 d’une résolution qui porte sur « les atteintes à l’environnement dues au rejet par les navires », à la suite du rapport Bertens. Le paragraphe 4 du texte comporte un amendement concernant le problème particulier du passage dangereux de pétroliers dans les bouches de Bonifacio, déposé par le député vert italien Gianfranco Amendora, amendement élaboré en collaboration avec Max Simeoni.

Le 5 JANVIER 1993 : Le naufrage du BRAER au large des SHETLANDS relance la polémique sur le passage des pétroliers dans les bouches de BUNIFAZIU.

« Le temps des parlottes, des promesses de dernière heure, est révolu »

Le 11 JANVIER 1993 : Réunion FRANCO-SARDE à propos de l’interdiction des pétroliers dans les bouches de BUNIFAZIU et la création d’une réserve maritimes.

Le 19 JANVIER 1993 : Visite du Ministre de l’Environnement, SEGOLENE ROYAL, concernant les bouches de BUNIFAZIU.

En janvier 1993, une première décision positive est arrachée. Alors ministre de l’Environnement, Ségolène Royal signe avec son homologue italien un texte qui met fin au trafic des tankers battant pavillon français ou italien dans le détroit. Ces navires devront désormais contourner par l’ouest la Sardaigne et la Corse.

25 septembre 1996 : Le Fénes, céréalier Panaméen s’échoue dans la réserve naturelle des îles Lavezzi (bouches de Bonifacio). Sur un peu plus d’un hectare, un herbier dispersé de posidonies (espèce protégée depuis 1988), les algues et animaux sessiles se retrouvèrent enfouis sous des dizaines de centimètres voire plusieurs mètres de blé.

1999 : La Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio est née

  » le rassemblement entre les deux îles d’une énorme concentration de tout ce qui flotte, face à la peste noire « 

8 juillet 2000 : Pollution. Mobilisation en Corse pour la sécurité maritime. plus de 4 000 bâtiments de commerce français et étrangers évoluent chaque année dans cette zone. Selon la préfecture maritime de Méditerranée, plus de 205 000 tonnes de produits pétroliers, près de 145 000 tonnes de produits chimiques et 24 000 tonnes de produits gazeux sont ainsi passés l’an dernier à quelques kilomètres seulement des côtes des deux îles.

En 2001, une nouvelle étape est franchie avec la mise en place d’un protocole autorisant désormais la pénétration, la présence et l’intervention des unités de la garde côtière italienne et des navires français dans les eaux territoriales de l’autre Etat pour des missions de surveillance générale et d’identification des navires transitant par le détroit. (src)

7 décembre 2012 : Les Bouches de Bonifacio deviennent Parc Marin International (GECT-PMIBB)

Juillet 2014 : Des élus, des écologistes et des acteurs du monde de la mer se mobilisent en Corse pour empêcher le remorquage de l’épave du Costa Concordia en raison de risques pour l’environnement. « C’est une bombe flottante », a dit Gilles Simeoni devant des élus et des représentants de la société civile.



Octobre 2018 : Dimanche 8 octobre, vers 07h30, un navire roulier tunisien, l’Ulysse, parti de Gênes (Italie) vers Tunis, est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 km au nord-ouest du Cap Corse. Le choc a provoqué une brèche dans la coque du porte-conteneurs, laissant échapper du fuel de propulsion. L’accident s’est produit alors que la météo et les conditions de navigations étaient bonnes, avec peu de mer et un vent léger de 7 nœuds (13 km/h). 600 tonnes de fioul au large du Cap Corse… Elle s’étend sur 25 kilomètres répartie en 7 tronçons discontinus.

Motion votée à l’Assemblée de Corse : 

MOTION AVEC DEMANDE D’EXAMEN PRIORITAIRE DEPOSEE PAR : M. Jean-Guy TALAMONI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE CORSE OBJET : DEMANDE DE CREATION D’UNE ZONE SECA/NECA EN MEDITERRANEE. ___________________________________________________________________ CONSIDERANT que la pollution causée par les navires et les aménagements portuaires pose un problème majeur en termes de santé publique, CONSIDERANT que les navires marchands comme les bateaux de croisière utilisent essentiellement comme carburant un fioul lourd, sous-produit du pétrole, qui émet de grandes quantités de particules fines, des oxydes d’azotes (NOx), et surtout, des oxydes de soufre (SOx), CONSIDERANT que ce polluant est l’un des principaux facteurs à l’origine du problème d’acidification des pluies et se révèle très toxique pour la santé humaine, CONSIDERANT que les émissions de gaz par les navires sont réglementées par l’annexe VI de la Convention Marpol dédiée à la lutte contre la pollution de l’air par les navires, CONSIDERANT que cette dernière introduit des limites d’émission pour les principaux polluants atmosphériques provenant des gaz d’échappement des navires, dont les oxydes de soufre et d’azote, CONSIDERANT qu’il existe des zones pour le contrôle des émissions d’oxydes de soufre ainsi que des zones de contrôle des émissions d’oxydes d’azote, CONSIDERANT qu’aujourd’hui le taux maximum d’oxyde de soufre autorisé dans les gaz d’échappement des moteurs des navires est fixé dans le monde entier, hors zone SECA (Sulphur Emission Control Area), à : – 3,5% pour les navires transportant des marchandises, – 1,5% pour les navires transportant des passagers. CONSIDERANT que dans les zones SECA, le taux maximum de SOx rejeté est d’ores et déjà limité à 0,1%, pour les navires transportant aussi bien des passagers que du fret, CONSIDERANT que les zones SECA ne concernent que la Manche et la Mer du Nord, les côtes nord-américaines et la zone des Caraïbes, CONSIDERANT qu’à l’heure actuelle la Méditerranée en est exclue, CONSIDERANT que lors du comité environnement de l’organisation maritime internationale (OMI) d’octobre 2016, il a été décidé qu’à partir du 1er janvier 2020 le taux de souffre autorisé sera réduit de 3,5% et 1,5% à 0,5%, pour tout type de navire, hors zone SECA dans laquelle le taux sera maintenu à 0,1%, CONSIDERANT que la directive 2008/50/CE fixe des valeurs limites pour les polluants atmosphériques, notamment le dioxyde d’azote, CONSIDERANT que la Méditerranée en général et la Corse en particulier ne doivent pas attendre cette échéance pour que les armateurs réduisent la teneur en soufre à 0,1% fixé par l’OMI, CONSIDERANT qu’il existe également une zone de contrôle des émissions d’oxydes d’azote appelée NECA (NOx Emission Control Area), CONDIDERANT que ces oxydes d’azote sont à la fois nocifs pour la santé (maladies pulmonaires) et pour l’environnement (pluies acides et eutrophisation des milieux maritimes), CONSIDERANT que les principales technologies de réduction des émissions disponibles pour garantir le respect des exigences de niveau III sont la recirculation des gaz d’échappement (EGR), les systèmes de réduction catalytique sélective (SCR) ou les moteurs fonctionnant (en partie) au gaz naturel liquéfié (GNL), CONSIDERANT que la santé de nos concitoyens étant en jeu, il n’est pas envisageable de patienter. Il est donc urgent que le classement de la Méditerranée en zone SECA et NECA intervienne dans les plus brefs délais, CONSIDERANT qu’il convient de noter que depuis la mise en oeuvre de cette mesure en Mer du Nord, les résultats sur les émissions de gaz sont significatifs, CONSIDERANT qu’ainsi, le ministère danois de l’environnement annonce un recul « de 60 % des émissions d’oxydes de soufre (SOx) présents dans l’air depuis la mise en oeuvre des nouvelles limites imposées aux navires naviguant dans la zone d’émissions spéciale Manche – Mer du Nord – Baltique. » (Article « Le marin », publié le 14/10/2015), CONSIDERANT qu’au-delà de la question sanitaire, la présence en Corse de nombreuses réserves naturelles (Scandula, Parc Naturel Marin du Cap Corse et des Agriates, Sanctuaire Pelagos dans le bassin Corso-Liguro-Provençal) milite également pour le classement en zone SECA et NECA par l’OMI, CONSIDERANT que la réserve naturelle des Bouches de Bunifaziu est déjà classée (ZMPV) zone maritime particulièrement vulnérable, CONSIDERANT que celle-ci, en raison de l’importance reconnue de ses caractéristiques écologiques, socio-économiques ou scientifiques et de sa vulnérabilité aux dommages causés par les activités des transports maritimes internationaux, doit faire l’objet d’une protection particulière, CONSIDERANT qu’il est incohérent que les Bouches de Bunifaziu soient soumises à des règles contradictoires en matière de protection, CONSIDERANT que même s’il semblerait que l’Europe soit disposée à demander à l’Organisation Maritime Internationale de créer une zone à basse émission de soufre en Méditerranée l’urgence commande que cette mesure soit adoptée dans les plus brefs délais, CONSIDERANT que le 15 février 2017, la Commission européenne a adressé un dernier avertissement à cinq États, dont la France, au motif que ces pays n’ont pas remédié aux infractions répétées aux limites en matière de pollution atmosphérique fixées pour le dioxyde d’azote, CONSIDERANT qu’en cas de dépassement de ces valeurs limites, les États membres sont tenus d’adopter et de mettre en oeuvre des plans relatifs à la qualité de l’air qui prévoient des mesures appropriées visant à mettre fin à cette situation dans les plus brefs délais, CONSIDERANT qu’au nom de la lutte contre les inégalités liées à la santé, les habitants du bassin méditerranéen ont droit à la même protection que ceux de la Mer du nord, CONSIDERANT que cette problématique s’insère parfaitement dans le cadre de la commission ad hoc chargée d’étudier « la mise en place d’un système de valorisation de l’énergie thermique de la mer sur les navires de la continuité territoriale et dans les ports de commerce de Corse », L’ASSEMBLEE DE CORSE DEMANDE au gouvernement français, à l’Union Européenne ainsi qu’à l’organisation maritime internationale d’accélérer le processus devant conduire à un horizon proche, au classement de la Méditerranée en zone SECA et NECA. DEMANDE à l’Etat, conformément à ses attributions, de veiller au respect des normes actuellement en vigueur et de contrôler rigoureusement les émissions de tous les navires qui accostent dans les ports corses. DEMANDE à ses représentants en Corse de communiquer annuellement à la Collectivité de Corse, le bilan de leurs contrôles. CHARGE la commission ad hoc d’instruire la demande de classement en zone SECA et NECA en procédant, dans le cadre de ses attributions, à l’audition de tout sachant. MANDATE le Président de l’Assemblée de Corse et le Président du conseil exécutif afin d’entreprendre toute démarche utile à la réalisation de cet objectif.



Octobre 2019 : Un cargo s’échoue dans la réserve naturelle de Bonifacio malgré les motions votées par l’Assemblée de Corse les années précédentes. Ce cargo de 90 mètres de long, transportant 2.650 tonnes de bobines d’acier, s’est échoué dans la nuit de samedi à dimanche dans la réserve naturelle de Bonifacio en Corse-du-Sud. Sept personnes étaient à bord. Selon la préfecture maritime, le navire devait pénétrer dans les bouches de Bonifacio dimanche, vers 3 heures du matin. Sauf qu’il n’a pas viré à temps et a poursuivi sa route vers la côte, pendant près de 50 minutes, en dépit des avertissements des autorités. « Le navire se trouve en plein milieu des archipels de la réserve naturelle des bouches de Bonifacio dans une zone de protection renforcée très sensible du point de vue environnemental », a souligné le directeur de la réserve, Jean-Michel Culioli. « Il n’aurait jamais dû se trouver là », a-t-il déclaré.

 

#corse 1972 « Le long combat contre la pollution de la Méditerranée par la #Montedison et ses boues rouges »

#Corse StoriaCorsa de 1960 à 1972 – le CEDIC, l’UCA et l’ARC – Boues rouges et premier attentats

 

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