Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale Publié le 9 octobre 2018 à 14h47) Un des adhérents de notre collectif vient de se voir signifier une convocation au commissariat sous le – fallacieux – prétexte d’une diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.

Cette nouvelle forme de tracasserie policière prêterait au dérisoire si elle ne s’insérait pas dans ce climat coercitif qui depuis quelques mois s’abat particulièrement sur un certain nombre d’anciens prisonniers politiques.

Elle s’inscrit dans la continuité de cette politique du mépris affichée conjointement par Madame Gourault et Madame Belloubet lors de leur récente venue. Elle rappelle la nécessité d’une riposte populaire organisée pour faire barrage à la répression et à la perfide mise au pas de la société corse.

PATRIOTTI apporte son total soutien à Ghjuvan Filippu Antolini et appelle à la vigilance.

La démonstration est – une nouvelle fois – faite que le droit et la justice sont contournées en Corse dès lors qu’il s’agit de neutraliser la situation des prisonniers et anciens prisonniers – politiques – corses.

Il est temps de redéployer sur le terrain des luttes populaires toutes les forces du Mouvement Patriotique.

Par falla finita a trappula di a riprissioni. Par continuà nant’à a strada di a Corsica Nazioni, par a difesa di i nosci libartà e di pudé campà à usu nosciu nant’a noscia tarra.

Forti uniti si uniti simu !

Patriotti
9 octobre 2018



(France 3 Corse)



Témoignage le jour même de l’intéressé : 

j’ai été entendu dans le cadre d’une vidéo diffusée sur internet en direct pendant le procès des militants nationalistes le 26 septembre dernier.
J’ai fait la déclaration préliminaire suivante (et ensuite j’ai refusé de répondre aux questions, me contentant de répondre « je n’ai rien à déclarer ») :
« Je considère ma convocation dans cette affaire comme une provocation. 4 ans après l’arrêt de la lutte armée par le FLNC et alors que le nationalisme corse triomphe lors de toutes les élections, l’Etat français continue dans la voie répressive et continue à ne s’intéresser en Corse qu’aux seuls nationalistes en espérant éradiquer l’idée nationale corse. Pourtant avec près de 150 assassinats liés au grand banditisme dont 149 non résolus en 15 ans, il y aurait mieux à faire pour cette justice ! En conséquence et considérant cette convocation non pas en fonction d’actes délictueux mais en fonction d’un délit d’opinion, je ne répondrai à aucune question. »
La suite sera dans très peu de temps une convocation au tribunal de Bastia pour un procès que nous utiliserons comme tribune politique pour faire connaître nos revendications pour la défense des prisonniers et anciens prisonniers politiques corses.
Eviva u populu corsu !