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(Unità Naziunale Publié le 4 octobre 2018 à 18h25) Core In Fronte s’étonne, dans le regain actuel de tension internationale entre puissances nucléaires, que le navire « Vizzavona » de la compagnie Corsica Linea, délégataire de service public en Corse, soit affrété pour transporter 800 militaires français en Norvège, dans le cadre d’un exercice de grande ampleur de l’OTAN, baptisé Trident Juncture 2018.

Pour Core In Fronte, le rôle d’une compagnie maritime délégataire est d’être au service des intérêts collectifs et économiques de la Corse, et non dans la recherche d’un profit particulier extérieur, de plusieurs millions d’euros, pour ses seuls dirigeants.

La participation de Corsica Linea, dans une opération de logistique de l’OTAN, est identique à celle de la Moby Lines, il y a un an, lorsque l’un de ses navires, le Moby Dada, avait été loué par l’Espagne pour y loger ses soldats, dans le port de Barcelone, afin d’entraver le processus référendaire en Catalogne.

L’OTAN, CORSICA LINEA ET LA CORSE…


Core In Fronte interpelle, à ce titre, et par principe, le président de l’Exécutif Gilles Simeoni et la présidente de l’Office des Transports, Vanina Borromei, même si le « Vizzavona » n’est pas un cargo qui entre dans le cadre de l’actuel contrat de DSP.

Pour Core In Fronte, Corsica Linea doit se recentrer sur ses priorités et non être un avatar de la SNCM, faite pour capter des subventions publiques de l’Assemblée de Corse ou transporter des troupes comme du temps du Liban en mars 1984, de l’opération Daguet au Koweit en septembre 1990 et mars 1991 ou bien du conflit en Yougoslavie en mars et avril 1992.

CORE IN FRONTE
4 octobre 2018




Il y a un an, le syndicat STC Marin de la Corsica Linea avait mis en garde la direction quant à l’utilisation de la flotte pour de telles missions.

Le syndicat réagissait alors au transport de policiers de la Guardia civil par la compagnie italienne Moby Line, lors de la crise Catalane en octobre 2017.

(France 3 Corse)