Produit CORSU E RIBELLU

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Et encore un Elkartasun Eguna, diront certains. Un Elkartasun Eguna nouveau pour nous. Un nouvel Elkartasun Eguna pour saluer chaleureusement tous ceux qui ne peuvent pas être avec nous aujourd’hui. Un nouvel Elkartasun Eguna pour nous souvenir de tous ceux que nous avons perdus en chemin. Pour sentir parmi nous la présence de ceux qui sont loin d’ici, ceux qui sont retenus en otage, ceux qui sont exilés ou ceux qui sont en clandestinité et pour être avec eux. Aujourd’hui spécialement, notre salut le plus chaleureux aux quatre militants arrêtés hier en France et en Euskal Herria et à leurs proches.

Un nouvel Elkartasun Eguna pour les militants d’Askatasuna, pour tous ceux qui se sont joints au mouvement au fil des années. Grâce au travail de ceux qui ont organisé cette journée, grâce à tous ceux qui travaillent dans les comités jour après jour, nous avons diffusé les messages de solidarité, de liberté et de défense des droits. Toutes les forces accumulées et le travail mené ces derniers mois sont en train de mûrir.Le fruit de la solidarité et d’un engagement large et massif. Oui, si nous en sommes arrivés à cette situation, c’est grâce au travail, aux mobilisations, aux campagnes et aux réflexions des différents comités.

Dans le cadre du processus de résolution, tout cela a créé une prise de conscience et une mobilisation sans précédent autour de ceux qui sont la conséquence la plus visible du conflit : les prisonniers, les réfugiés. L’énorme manifestation de Bilbo mais aussi les mobilisations des villages qui ne cessent de s’amplifier, ou le nombre de plus en plus important d’acteurs, y compris au niveau international, qui réclament des pas dans ce domaine, montrent qu’une vague est en train de se lever.

On parle, pour Bilbo, de la plus grande manifestation de l’histoire d’Euskal Herria. Nous en sommes très heureux. Mais ce n’est qu’un début. Et pour notre part, si les instruments, les modes de lutte, les façons de travailler doivent changer en profondeur pour être le plus efficace possible dans cette nouvelle époque, notre but est celui de toujours et nous n’en varierons pas : ce peuple a besoin de l’Amnisitie, ce peuple veut l’Amnistie et ce peuple obtiendra l’Amnistie.

L’Amnistie, pour régler la conséquence la plus cuisante et douloureuse du conflit. L’Amnistie parce que les hommes et les femmes emprisonnés en France ou en Espagne doivent pouvoir participer en liberté au règlement des causes du même conflit, au processus de résolution démocratique. L’Amnistie dans sa totalité, pour que les générations à venir ne connaissent pas les cachots des deux grandes « démocraties ».

La plupart des politiques qui cherchent depuis des années à organiser notre mort ont compris que la soif de vie et de liberté de ce peuple est plus forte. Ils ont compris qu’ils ont échoué et qu’ils devront faire des pas. Certains se cachent derrière la loi. Ils doivent commencer par appliquer celles qu’ils violent jour après jour. Les droits essentiels ne sont pas négociables. Ils doivent libérer les prisonniers malades, ceux qui ont fini leur peine, et mettre fin aux mauvais traitements, à la torture, à l’isolement, à la dispersion, à la guerre sale. Maintenant. Ils doivent en finir avec toutes les sortes d’arrestation. Maintenant! Celles d’hier sont inacceptables.

En ce qui concerne les autres lois, ils nous ont montré qu’ils pouvaient les changer, les tordre et les malaxer au gré des besoins de leur stratégie répressive. Les lois changent en fonction des volontés politiques, nous en avons des preuves à chaque fait divers. Tous les conflits politiques du monde l’ont montré, c’est la volonté politique qui est décisive. Sarkozy, qui cette semaine a salué le pas très important que représente l’amnistie des prisonniers politiques et son importance dans le processus démocratique… en Birmanie, n’a qu’à le décider. Le nouveau gouvernement espagnol n’a qu’à le décider. Ils n’ont qu’à décider de mener enfin une politique courageuse et d’appliquer ici les leçons qu’ils donnent dans le monde entier. Et ils doivent le faire.

Cela ne dépend que de nous. Plus que jamais, la contribution de tous est indispensable. Nous devons transformer cette vague en un mouvement organisé où chacun puisse trouver sa place, occuper le terrain, faire en sorte que cette volonté politique soit la seule alternative possible. Par l’engagement de tous, par la mobilisation et l’accumulation de forces, nous pouvons les y obliger. C’est pourquoi, nous appelons tous les citoyens, élus et acteurs politiques, syndicaux, sociaux, culturels, sportifs… la société entière à venir aux rendez-vous de ces prochaines semaines et aux réunions qui seront organisées dans les villages pour réfléchir et discuter de la dynamique autour des prisonniers et des réfugiés.

Nous appelons la société basque et les solidaires du monde entier à se joindre à toutes ces mobilisations et notamment à renforcer les rassemblements des derniers vendredis, le prochain sera le 27 janvier

GORA EUSKAL PRESO POLITIKOEN KOLEKTIBOA !

GORA EUSKAL HERRIA ASKATUA !

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