Produit CORSU E RIBELLU

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Anghjulu Maria,

Sì natu di sta terra. Sì mortu per sta terra. U to sacrifiziu ùn hè vanu : sì oghje un martiriu di sta lotta chì rammenta à ognunu chì a Corsica ùn hè francese, chì a Corsica hè di i Corsi, è chì a Corsica hà dinò cum’è tutti i populi di u mondu i dritti pè sceglia u so avvena. Tenimu rammintà dinò u to ingaghjamentu di tutti i ghjorni. Eri un travagliadore di cunvinzione, è vulemu dì à tutta a to famiglia, è tutti i to amichi, à tutti i corsi oghje prisenti, chì semu fieri di tè è chì sta lotta l’emu da cuntinuà. À vedeci o Anghjulu Maria, è riposa in paci per l’eternità.

tiberianghjulumaria_11Il était l’un des nôtres.

A son tour il devient martyr de cette idée d’une « autre Corse », de cette historique et légitime aspiration à voir son peuple et tous ses droits reconnus. Il éclaire par son engagement, son action et surtout sa mort la lutte de toute une communauté qui jamais ne se résignera et qui, inlassablement, tant que perdurera à son encontre la politique française de négation, continuera à donner encore et toujours des femmes et des hommes prêts à se sacrifier pour elle.

Au revoir Anghjulu Maria. Déjà d’autres ont pris ta place pour pérenniser le flambeau de la résistance.

Avec quatre morts en moins d’un an, la Lutte de Libération Nationale – au-delà de notre propre structure – paie un lourd tribu pour que l’île de Corse revienne à qui de droit : la NATION CORSE.

Au-delà des circonstances, ces morts traduisent comme beaucoup d’autres survenues dans un récent passé, le choix résolu et réfléchi d’une forme de combat approprié face à une insidieuse et dangereuse agression qu’est la disparition programmée par l’Etat français de cette nation historique.

LA NATION CORSE EXISTE !!!

Elle ne peut souffrir d’aucune contestation, ni historique, ni politique. Elle a une origine, un vécu, une lisibilité et à travers le Mouvement National aujourd’hui, une projection d’avenir. Elle s’est déjà construite politiquement, au XVIIIème siècle, au coeur de cette Méditerranée carrefour de jonction entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique, en s’érigeant ETAT INDEPENDANT et comme l’une des premières constitutions démocratiques du monde d’alors. Sous l’égide de Pasquale Paoli, une constitution d’essence populaire fut rédigée, instaurant – entre autre – le suffrage universel. Une Assemblée Nationale Populaire était ainsi en place, garantissant l’exercice de la souveraineté.

L’Etat corse INDEPENDANT ET DEMOCRATIQUE émergeait au sein d’un vaste espace parsemé de monarchies… Sa constitution servit de référence pour d’autres constructions étatiques comme celle des Etats-Unis d’Amérique.

NON, NOUS NE SOMMES PAS FRANCAIS !

Ni par la géographie. Ni par la langue. Ni par la culture. Ni par les mœurs. Ni par la communauté spirituelle. Et surtout pas par l’histoire !

La NATION CORSE N’EST PAS UN ANACHRONISME MINORITAIRE !

Elle est une nation conquise et vaincue par les armes des troupes françaises de l’époque, dépossédée de tous ses attributs, et soumise à un régime expansionniste de nature coloniale. Plus de deux siècles après, la résistance populaire qui ne s’est jamais éteinte, qui n’a jamais renoncé, et qu’un ministre français de circonstance a présenté il y a peu comme « affaiblie », continue de rappeler au monde moderne la réalité d’une IDENTITE NATIONALE mise à mal par l’un des derniers régimes centralisateurs d’Europe : la France.

Comble de l’ignominie ! C’est cette même France qui tente aujourd’hui, par le truchement de quelques-unes de ses larves locales, de récupérer l’oeuvre d’un repère de notre combat, essayant de détourner le message et surtout la portée philosophique de la réflexion d’un homme qui participa activement et toute sa vie à la mise en place d’un ETAT CORSE INDEPENDANT.

Dans ce même contexte, le ministre français de l’intérieur et également candidat investi U.M.P de cette violente et réactionnaire droite française, ouvre les portes de futures provocations répressives et barbouzardes. Lors des son dernier voyage officiel, il n’a pas hésité à tenir devant un parterre d’élus et de socioprofessionnels, les propos suivants : « Qu’attendez-vous pour vous débarrasser de ces gens-là ? » en pointant de son doigt accusateur le Mouvement National…

Evidemment, toute une presse libre, mais en fait à ses bottes, s’est tu sur ce sujet. Quant à ses laquais de complaisance, dans l’ivresse de leur allégeance, ils continuent par leur cynique attitude d’ignorer tel qu’il est posé le FAIT NATIONAL CORSE, tournant résolument le dos aux possibilités de dialogue et d’expérimentation législative hier engendrées par le processus dit de « Matignon », gloussant sur le sang versé de nos frères morts au combat, et gesticulant uniquement selon le BON VOULOIR DE PARIS…

Nous l’avons déjà dit : IL N’Y A RIEN A ATTENDRE DE CE GENRE D’INDIVIDUS !

La Corse est aujourd’hui livrée à une offensive ultralibérale. Les différents secteurs économiques comme le tourisme, les transports ou l’énergie, deviennent des éléments d’attractivité pour de nombreux investisseurs étrangers. Même la dimension publique est progressivement diluée au profit de la « marchandisation » des services. En l’absence de toute matrice référentielle comme le peuple corse reconnu, principal acteur d’un véritable développement économique, en l’absence de dérogations spécifiques et de mesures politiques appropriées, cette offensive créera à terme les conditions d’une grave fracture communautaire, économique et sociale.

Nous n’accepterons jamais cette mise en coupe réglée financière de notre territoire insulaire ! Face à un pouvoir français résolument centralisateur et responsable d’une nouvelle phase programmée de disparition de notre peuple et de son tissu communautaire, face à la collaboration novice des dynasties claniques, face à l’axe mercantile et idéologique anti-Corse « DE ROCCASERRA, GIACOBBI – ZUCCARELLI », l’alternative appartient principalement au Mouvement Patriotique et à l’ensemble de toutes ses composantes.

POUR L’UNITE STRATEGIQUE

Nous n’avons eu de cesse de proposer, à notre niveau, la réflexion d’une véritable UNITE STRATEGIQUE, d’en mesurer intelligemment sa portée et sa trajectoire. Nous constatons aujourd’hui avec satisfaction que cette proposition est reprise et analysée par la majorité des organisations nationales.

Nous espérons que cette proposition, aux antipodes d’une logique unitaire neutralisante, débouchera d’emblée sur des perspectives de convergence regroupant le plus grand nombre pour affronter sur touts les espaces de lutte, y compris ceux du système français, le parti de l’ANTI-CORSE.

Nous le réaffirmons : le Parti de l’anti-Corse est à ABATTRE.

Nous continuons pour notre part, nourris par le sacrifice de nos frères de lutte, à accompagner ce juste combat pour la dignité, l’émancipation, la souveraineté et la liberté.

Nous revendiquerons ultérieurement nos actions politico-militaires.

F.L.N.C.