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(Unità Naziunale Publié le 20 septembre 2018 à 14h01) L’Associu Patriotti tenait ce matin une conférence de presse afin de dénoncer la répression qui ciblent les anciens prisonniers politiques (Fijait, amendes…) mais surtout le refus de la Préfète de Corse de rencontrer Patriotti afin de discuter de cette répression.

Patriotti appelle les corses et la jeunesse à se mobiliser dans les jours à venir dans le droit fil historique des revendications.

Patriotti en a profité pour apporter un soutien au jeune corse qui a répondu « Sò Quì », ainsi qu’aux jeunes qui aujourd’hui se sont mobilisés dans le Fium’Orbu.

Paul Istria condamné à 12 ans de prison, et ayant fait sa peine complète, a été convoqué pour son inscription au FIJAIT.

Le 26 septembre 2018 trois membres de Patriotti seront en Procès FIJAIT, Stefanu Tomasini, Felice Benedetti et Ghjuva’Marcu Dominici, un rassemblement de soutien à l’appel de Patriotti se tiendra à 14h devant le palais de justice de Bastia



Depuis quelque temps, nous soulevons les problèmes récurrents qui se posent pour un grand nombre d’anciens prisonniers politiques. Ces problèmes d’ordre juridique, professionnel économique et social, mettent en relief les difficultés de retour à la liberté qui se ressentent dans de vie quotidienne. Ils mettent surtout en évidence la continuité d’une sournoise répression qui de facto les exclut pratiquement de la société.

Nous avons demandé à rencontrer pour faire état de cette situation, la Collectivité Unique de Corse et la Préfète de Corse. La première, dans la poursuite des engagements initiaux portés par la majorité patriotique, a fait sienne nos doléances, également partagées sur le principe par la grande majorité des groupes représentés à l’Assemblée de Corse. Nous nous félicitons de cette approche commune sachant que le travail doit continuer sur cette voie. La représentante de l’ Etat Français en Corse a, quant à elle, refusé purement et simplement de nous rencontrer …

Ce refus, qui traduit autant l’indifférence que le mépris face aux revendications que nous apportons est riche d’enseignements. Il démontre déjà que l’ Etat français n’a cure des points essentiels qui participent d’une sortie de conflit pour lequel, à ce jour, seul le Mouvement Patriotique a fait des propositions précises. Il confirme que l’Etat français a circonscrit le dialogue, faisant mine de parlementer dans le cadre – inutile et à la limite de la provocation – de l’éventuelle inscription de la Corse dans la constitution française. Il conforte par les faits – particulièrement à notre égard – que le  » processus de paix  » est vidé de son contenu, confronté à une grave « normalisation » sinon pacification de la société corse …

Cette situation inique nous ne l’acceptons pas !

Madame la Préfète a beau se déplacer ici ou là, dans un village ou une région, invitée ou pas, elle demeure le symbole de ce machiavélisme colonial qui esquive une main tendue pour une mise au pas qui ne dit pas son nom…

Non madame la Préfète ici vous n’êtes pas chez vous, pas plus que tous vos semblables qui chaque jour un peu plus, avec arrogance, tentent de spolier notre terre. Nous vous le disons et nous le rappelons :  » issa tarra hé a nostra e nessunu un ci pò pratende ! ‘

Sachez que votre fin de non – recevoir à notre égard montre les limites de votre prétendue disposition à l’écoute. Elle met en relief la réalité de votre mission, comme l’ont été toutes celles de vos prédécesseurs : le maintien sous tutelle de notre pays.

D’autres avant vous – dans le cadre de la mission qui vous a été conférée – ont affiché cette posture. En vain. Ils se sont heurtés à la réalité d’une résistance dont la force se puise dans les mémoires de notre histoire.

Nous vous le disons clairement : Ni les fichages  » Fijait » et  » Finiada « , ni les tentatives d’interdits civiques et professionnelles, ni les procédés d’exclusion sociale n’auront raison de notre détermination.. En réalité, votre attitude fait tomber le masque de votre prétendue démocratie. Vos conseillers ont du vous apprendre qu’au cours de notre longue histoire, nous avons toujours refusé de vivre à genou, quel que soit l’oppresseur !

Le mercredi 26 septembre, trois membres de notre collectif – Stéphane Tomasini, Felix Benedetti et Jean Marc Dominici – passeront en procès à Bastia à 14 heures Tous sont de nouveau convoqués pour leur engagement patriotique sur fond de poursuites judiciaire anachroniques ou l’amalgame ( avec le terrorisme islamiste ) se dispute à l’arbitraire de la justice française. Ce  » tir groupé  » qui tient d’un choix sélectif précis vise à affaiblir et déstabiliser la démarche que nous représentons. Les gardes chiourmes du système français en place s’irritent de notre présence sur le plan politique car nous contrarions leur schéma de normalisation de la situation corse. Récemment l’un des notres – Paul Istria – après avoir purgé une peine de 12 ans, a été convoqué pour se voir infligé, à son tour, l’inscription au  » Fijait « … Nous incarnons à leurs yeux une lutte qui n’y saurait trouver place, et qu’ils cherchent à étouffer pour sa projection politique. Nous n’aurons de cesse de leur opposer – comme nous l’avons toujours fait – la meilleure de nos armes : celle idéologique et militante.

Nous demandons à toutes les personnes et formations qui refusent la répression policière et judiciaire à participer au rassemblement que nous organisons le mercredi 26 septembre à Bastia, à partir de 14 heures devant le palais de justice. Soyons toutes et tous auprès des nôtres ! Nous appelons la jeunesse corse et toutes ses forces représentatives à appuyer cette mobilisation. Notre engagement participe à leur avenir.

Nous appelons tous les corses épris de justice et de liberté à renforcer notre combat. Nos luttes sont vos droits ! Nous les appelons à la mobilisation et à l’auto – organisation.. Nous demandons à toutes les forces patriotiques et progressistes de soutenir notre démarche pour dire non à cette mise au pas liberticide. Il en va des libertés collectives et individuelles.

Nous rappelons notre attachement au principe d’une solution politique qui passe par de réelles négociations politiques et reposant sur la matrice du droit et de l’exercice du droit à l’autodétermination. Ces négociations supposent la participation de toutes les parties concernées du conflit et nous y revendiquons notre place.

Nous saluons tous nos frères emprisonnés ainsi que toutes les victimes de la répression.
Notre jour viendra !

La lutte continue !
Tutti in Bastia u 26 di sittembre davant’a u palazzu di ghjustizia !
LIBARTÀ !



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