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Il est important de suivre l’évolution de la démarche de « Gernika » qui a pour objectif la résolution par « des issues démocratiques sur le chemin de la paix » du problème Basque. Cet accord peut nous servir de référence en vue de l’élaboration d’une matrice permettant de trouver une solution politique alternative, raisonnable et transactionnelle à la situation que nous avons à subir aujourd’hui.

La situation internationale parait favorable à une évolution des mentalités, et nous ne pouvons nous permettre de rater une telle opportunité. L’Irlande, par la voix du Sinn Féin, forte de son pouvoir d’opposition prouvé par le résultat aux dernières présidentielles, est en mesure de faire évoluer favorablement la situation du Nord.

Après des avancées significatives dans la démarche d’émancipation de l’Irlande il y a quelques années aujourd’hui au pays basque avec les accords de « Gernika », comprenant différents points allant dans le sens d’une « situation sans violence et d’une normalisation politique ».

Pourquoi ne pas nous projeter dans une démarche similaire en associant tous les acteurs politiques, sociaux et syndicaux se sentant concernés ?

A cela, il est important d’y ajouter les prisonniers politiques Corses. En effet, dans ce contexte, il est prévisible que le rôle de premier plan des prisonniers politiques ne tardera pas à se manifester, et cela pour différents motifs. En premier lieu, le plus important, en raison de leur résistance à la politique répressive de l’Etat, les caractérisant comme référence morale et politique. Il faut donc les considérer comme des acteurs incontournables pour concevoir et parvenir à la résolution du conflit et ouvrir le chemin de la mise en pratique d’un scénario démocratique ouvrant les portes à une démarche unitaire de tous les acteurs de la société Corse privilégiant au-delà des intérêts personnels, l’intérêt de la nation.

Il semble important de s’engager dans une telle démarche, car, avec la possible résolution des conflits Irlandais et Basques, nous serions, en Corse, les derniers à être dans une situation statique.

Il est donc grand temps de prendre un engagement avec toutes les forces vives de notre pays afin de fissurer les positions de l’Etat tutélaire et de faire aboutir, avec l’aval de tous, un processus démocratique qui garantira à notre peuple un avenir fait de liberté et de paix.

Olivier Peretti, Prisonnier Politique Corse.

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