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(Unità Naziunale Publié le 20 septembre 2018 à 11h01) Discours du Président Jean-Guy Talamoni* Session de l’Assemblée de Corse le 20 septembre 2018

Chers collègues,

Avant tout je voudrais que nous pensions à Pascal Pignatel, agent de notre collectivité, emporté trop tôt par la maladie. Jean-François Buresi, agent technique de la collectivité au collège Arthur Giovoni nous a quittés également. Nous pensons à eux et à leurs proches.

Je veux redire, et saluer, le soutien manifesté par tous les groupes de notre Assemblée au Conseiller exécutif Lionel Mortini.

J’ai lu de nombreux messages qui réchauffent le coeur face aux menaces indignes contre un homme, qu’il soit élu ou non. Je veux profiter de l’occasion qui m’est donnée lors de cette rentrée de l’Assemblée de Corse pour faire un point sur plusieurs questions dont les Corses ont parlé durant l’été ou ces derniers jours.

Je vous ferai part de ma position sur ces dossiers relatifs à l’environnement, le social, l’éducation, l’emploi, la fiscalité ou la sécurité. Concernant les déchets, la position de la majorité a été présentée lors des questions orales par le Conseil exécutif. Le PADDUC Sur la question très polémique des AOT, des autorisations d’occupation temporaire du domaine public maritime, j’ai lu les courriers de l’Etat envoyés en pleine saison. Tous accusaient à tort le Padduc d’être la cause des refus d’AOT pour 2019.

En vérité, l’Etat voulait justifier ses décisions négatives par le Padduc, lequel n’impose pas du tout ces décisions. Mais, il faut le dire, j’ai aussi entendu des Corses soucieux, qui craignaient que ce document d’urbanisme très important soit modifié. Le Padduc est un document de paix et de défense. De régulation aussi, et de développement pour la Corse.

Le PADDUC à pour objectif de protéger à nouveau notre pays.

Nous, nationalistes, qui avons connu le prix des sacrifices pour sa protection, nous ne pouvons pas désormais être accusés de vouloir bétonniser ou abandonner notre île à des activités de privatisation de nos lieux publics.

Si la politique touristique ne peut pas se développer seulement à partir de notre environnement, la nature corse en représente une part importante. Le Padduc, voté par cette Assemblée, ne s’oppose pas aux activités économiques liées au tourisme mais vise à les réguler. Le tourisme a besoin de règles pour prémunir la population de conséquences liées à la fréquentation des lieux, pour protéger aussi les professionnels de ceux qui veulent s’enrichir facilement en détruisant le bien commun. C’est en ce sens que j’ai déposé une motion pour la mise en oeuvre de quotas pour gérer la fréquentation des espaces touristiques. On comprend alors que le Padduc n’est pas une stratégie de guerre contre tel ou tel secteur d’activité.

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C’est un plan collectif, national, pour le développement durable de notre peuple. Consciente du problème économique posé par les refus d’AOT par l’Etat pour 2019, notre Assemblée a immédiatement voté, en juillet dernier, la création d’un espace pour en discuter. Cette instance se réunira dans les jours à venir afin de trouver une voie pour maintenir le libre accès à la mer ou à la montagne tout comme les activités économiques qui font vivre de nombreuses familles corses. Maintenant que les règles du Padduc sont clarifiées, il faudra les appliquer peu à peu. Les besoins d’adaptation étaient prévus à l’origine. Les maires peuvent toujours demander, jusqu’à la fin du mois d’octobre, la concession du domaine public maritime. Quant à la qualification des plages, ils peuvent la revoir, à condition qu’ils possèdent un document d’urbanisme. Le Padduc a prévu l’ensemble de ces dispositions pour concilier les politiques économiques et les politiques environnementales. Il va nous falloir, dans les semaines à venir, proposer des solutions à l’ensemble des acteurs, entreprises, maires, associations, qui attendent de nous une position claire sur ces questions anciennes sur lesquelles, certaines fois, l’Etat lui-même s’est brûlé les doigts.

Un statut fiscal pour la spéculation ?

Dans le domaine de la fiscalité, l’annonce du Premier ministre en juillet dernier d’ouvrir une réflexion sur un statut fiscal et social pour la Corse demeure dans l’attente d’une ébauche. Le gouvernement n’a pas donné le moindre début de réponse à notre proposition de statut fiscal et social et le maintien de mesures fiscales spécifiques à la Corse profite surtout aux étrangers qui achètent ici des maisons financées par l’argent public grâce au détournement du crédit d’impôt corse. Au-delà des contrôles par l’administration des finances publiques, cette mesure doit disparaître de la prochaine loi de finances afin de concentrer le crédit d’impôt sur l’aide aux entreprises, les vraies, celles qui créent de l’emploi et de la valeur en Corse. Il nous faut changer les règles pour passer d’un statut fiscal qui soutient la spéculation à un statut fiscal qui soutienne les entreprises, le travail et les initiatives des Corses.

Malgré les signes d’abandon de la réforme constitutionnelle, j’écrirai un courrier en ce sens au Premier ministre. L’emploi et le social Souvent, nous sommes contactés par les syndicats inquiets des nombreux transferts d’activité de la Corse vers le continent. Au-delà de la baisse de la qualité du service public pour les Corses, la baisse du nombre d’emplois publics sur l’île, transférés sur le continent, ne me paraît pas être une solution acceptable pour nos jeunes. S’il s’agit d’une conséquence du développement de l’intelligence artificielle ou de la robotisation, je comprends l’évolution des emplois. Ce sont des questions sur lesquelles nous travaillons déjà et qui seront au coeur du séminaire que j’organiserai le 12 octobre au Palais des congrès d’Aiacciu.

La modernisation est une chose. Le transfert systématique de l’activité administrative sur le continent en est une autre.

L’Etat cherche ainsi à accroître notre dépendance face à des agents et des services étrangers.

Nous voulons un autre service public pour la Corse, proche de nous et moderne. C’est en ce sens que je vous présenterai une motion de soutien au personnel des CPAM de Corse. Langue et éducation Dans le même sens, le départ systématique des jeunes professeurs bilingues revient à chaque rentrée. Pourtant, la Corse n’a jamais eu autant de postes libres occupés par des professeurs vacataires ou contractuels. Qui, dans cette Assemblée, pourrait accepter que nos enfants soient pris en charge par des professeurs, certes volontaires et soucieux de bien faire, mais pas suffisamment formés ? Tous le reconnaissent lorsqu’ils sont face aux élèves.

Cette légèreté de l’Etat vis-à-vis de notre jeunesse, nous ne la partageons pas.

A travers une motion, je vous proposerai aussi de demander à l’Etat de revenir sur sa position de fermeture quant à l’agrégation de corse. Ouvrir un concours pour le fermer l’année suivante, après un seul recrutement, c’est du jamais vu ! L’enseignement du corse a besoin d’un cadre  précis, stabilisé à travers les conventions entre l’Etat et la Corse que nous voulons améliorer. Il a besoin aussi de confiance, de transparence. Le vote de notre motion réaffirmera que nous voulons un échange franc et clair avec l’Etat qui, depuis plusieurs années déjà ne respecte plus ni l’esprit ni la lettre du statut de la Corse sur l’éducation. Cette légèreté face à nos institutions, nous ne la partageons pas non plus. Il nous faut, au contraire, et c’est notre devoir, faire respecter les droits des Corses. Société et sécurité Il est aussi de notre devoir de maintenir la force de notre lien social. Les liens communautaires, villageois ou autre ont aidé nos anciens quand ils étaient dans la tourmente.

Aujourd’hui ce lien s’effiloche.

En quelques jours, les violences ou menaces contre des personnes, médecins, femmes, pompiers ou professeurs ont augmenté.

Nous l’avons vu ces derniers jours à Bastia, Muriani, Bunifaziu, Aiacciu, Fuzzà ou en Balagna…

Il me semble primordial de protéger notre société contre ces évolutions observées ailleurs par un travail important en faveur du lien social, de la langue, de la culture, du respect et de l’inclusion de tous. La Corse doit demeurer un pays où l’on peut sortir dans la rue à n’importe quelle heure du jour et de la nuit sans risque, où l’on peut aller travailler sans peur. Je veux assurer toutes les personnes touchées par ces violences de notre entier soutien.

Toujours dans le domaine de la sécurité et des compétences de l’Etat en Corse, il me paraît intéressant de demander à la Préfète de Corse de venir dans cet hémicycle afin de présenter un compte-rendu de l’action de ses services. Sur ce point, je recueillerai l’avis des présidents de groupe et du Président du Conseil exécutif avant de prendre ma décision.

Notre Assemblée étant la seule institution élue représentative de la Corse, il me semble important de mener cet échange public afin d’obtenir des réponses sur de nombreux enjeux, maîtrisés actuellement par l’Etat et que nous voulons, demain, maîtriser directement.

La liste des questions majeures posées par les Corses à notre Assemblée serait longue. Nous les connaissons tous. Je pense que nous serons en mesure d’y répondre. C’est notre devoir.

Il est temps de débuter la séance. Je vous souhaite une bonne rentrée, à toutes et à tous ! Je vous remercie.

Président de l’Assemblée de Corse
Jean-Guy Talamoni



Care culleghe, cari culleghi,

Prima, vulerebbe chè no pensessimu à Pascal Pignatel, agente di a nostra cullettività, chì a malatia l’hà purtatu in celu troppu prestu. Jean-François Buresi, agente tennicu di a cullettività à u cullegiu Arthur Giovoni si n’hè andatu dinù. Pensemu forte à elli è à i soi.

Vogliu dinù turnà à dì, è à salutà, tuttu u sustegnu ghjuntu da tutti i gruppi di a nostra Assemblea à u cunsigliere esecutivu Lionel Mortini. Aghju lettu tanti missagi chì rallegranu u core di pettu à minaccie indegne contru à un omu, elettu o micca.

Vogliu prufittà di l’occasione chì m’hè data cù a nostra rientrata cumuna in l’Assemblea di Corsica per fà u puntu nant’à parechje quistione ch’elli ci n’anu parlatu i Corsi durante l’estate o sti pochi ghjorni. Vi feraghju parte di a mo pusizione nant’à sti cartulari liati à l’ambiu, u suciale, l’educazione, l’impiegu, a fiscalità o a securità. Per e rumenzule, a pusizione di a maiurità hè stata presentata durante e quistione urale da u cunsigliu esecutivu.

U PADDUC

Nant’à a quistione pulemica assai di l’AOT, di l’attribuzione d’occupazione tempurarie di u duminiu marittimu publicu, aghju lettu currieri di u Statu mandati in piena stagione. Tutti tutti, accusavanu à tortu u PADDUC d’esse a causa di ricusi d’AOT per u 2019. Eppuru, era una bugia chì u statu vulia piattà e so decisione negative daretu à u PADDUC chì ùn impunia mancu à pena ste decisione. Ma, ci vole à dì la, aghju intesu dinù Corsi penserosi, chì avianu a paura di vede viulà o cambià stu ducumentu d’urbanisimu impurtantissimu.

U PADDUC hè un strumentu di pace è di difesa. Di regulazione dinù, è di sviluppu per a Corsica. Hà per scopu di turnà à prutege u nostru paese. Noi, naziunalisti, chì avemu cunnisciutu u prezzu di i sacrifizii per a so prutezzione, ùn pudemu micca esse oramai accusati di vulè bettunizà o abbandunà a nostra isula à attività di privatisazione di i nostri lochi publichi.

S’è a pulitica turistica ùn si pò micca sviluppà solu per via di u nostru ambiu, a natura di a Corsica ne ripresenta una parte maiò. U PADDUC vutatu da st’Assemblea ùn s’oppone micca à l’attività ecunomiche liate à u turisimu ma cerca à regulà le. U turisimu hà bisognu di regule, per parà a pupulazione da certe cunsequenze liate à a frequentazione di i so lochi, per parà dinù i prufessiunali di i quelli chì volenu simpliciamente fà furtuna strughjendu u bè cumunu. Ghjè in stu filu ch’aghju postu una muzione per a messa in ballu di quotà per a gestione di a frequentazione di i spazii turistichi. Tandu, si capisce chì u PADDUC ùn hè micca una strategia di guerra contr’à tale o tale settore d’attività, ghjè un pianu cullettivu, naziunale, per u sviluppu à longu andà di u nostru populu.

Cuscente di u prublema ecunomicu postu da i ricusi d’AOT da u Statu per u 2019, a nostra Assemblea hà vutatu subitu, di lugliu scorsu, a creazione d’un spaziu per discutà ne. S’adduniscerà in li ghjorni à

vene da chè no possimu truvà una via per mantene l’accessu liberu à u mare o à a muntagna cum’è l’attività ecunomiche chì facenu campà tante famiglie corse. Detta quessa, avà ch’elle sò chjarificate e regule di u PADDUC, ci hà da vulè à appiegà le pianamente è bè. I bisogni d’adattazione eranu previsti. I merri ponu sempre dumandà a cuncessione di u DPM finu à u mese d’uttobre. In quantu à a qualificazione di u mare, a ponu rivede à patt’è cundizione ch’elli abbianu un ducumentu d’urbanisimu. U PADDUC hà previstu l’inseme di ste dispusizione pè accuncià e pulitiche ecunomiche cù e pulitiche ambientale. Ci hà da tuccà in le prussime settimane, à purtà suluzione à l’inseme di l’attori, imprese, merri, associ, ch’aspettanu da a nostra parte un andatura chjara nant’à ste quistione anziane chì, certe volte, ancu u Statu s’hè brusgiatu e dite.

Un statutu fiscale per a speculazione ?

In u campu di a fiscalità, l’annunziu da u Primu ministru di lugliu scorsu di l’apertura d’una riflessione nant’à u statutu fiscale è suciale per a Corsica ferma sempre in l’attesa d’un primu abbozzu di i nostri diritti. S’è u guvernu ùn hà ancu datu a minima risposta à a nostra pruposta di Statutu fiscale è suciale, u mantenimentu di misure fiscale specifiche per a Corsica prufitta sopratuttu per avà à furesteri chì venenu quì à cumprà si case pagate da e finanze publiche cù u sviamentu di u creditu d’impositi corsu. Al di là di i cuntrolli di l’amministrazione di e finanze publiche, sta misura deve esse sguassata da a prussima lege di e finanze di manera à cuncentrà u Creditu d’impositi nant’à l’aiutu à l’imprese, e vere, quelle chì creanu impieghi è valore in Corsica. Ci tocca à cambià e regule per passà d’un statutu fiscale chì sustene a speculazione à un statutu fiscale è suciale chì sustenga l’imprese, u travagliu è l’iniziative di i Corsi. Malgratu segni d’abbandonu di a riforma custituziunale, scriveraghju à u Primu ministru in stu sensu.

L’impiegu è u suciale

Simu spessu chjamati dinù da sindicati impenseriti da i numerosi trasferimenti d’attività da a Corsica versu u cuntinente. Al di là di a calata di a qualità di u serviziu publicu per i Corsi, a calata di l’impieghi publichi in l’isula, trasferiti in cuntinente, ùn mi pare micca esse una suluzione bona per i nostri giovani. S’ella si tratta d’una cunsequenza di u sviluppu di l’intelligenza artificiale o di a rubutisazione, capiscu l’evuluzione di l’impieghi. Sò quistione chè no travagliemu digià. Urganizeghju un seminariu nant’à stu sugettu u 12 d’uttobre à u Palazzu di i Cungressi d’Aiacciu. A mudernisazione hè un affare. U trasferimentu sistematicu di l’attività amministrative in cuntinente ghjè un altru affare. U Statu cerca cusì à accresce a nostra dipendenza di pettu à agenti è servizii furesteri. Vulemu un altru serviziu publicu per a Corsica, micca alluntanatu ma mudernu sì ! Ghjè in stu filu ch’o vi presenteraghju una muzione di sustegnu à i persunali di e CPAM.

Lingua è educazione

In listessu filu, a partenza sistematica di giovani prufessori bislingui volta à sicutera à ogni rientrata. Eppuru, a Corsica ùn hà mai avutu tanti posti liberi occupati da prufessori vacatarii o cuntrattuali. Quale hè chì in st’Assemblea puderebbe accittà chè no lascessimu i nostri figlioli in manu à prufessori, di sicura vulintari è penserosi, ma micca abbastanza furmati ? A ricunoscenu tutti quandu elli attaccanu di pettu à i zitelli. Sta legerezza di u Statu per a nostra giuventù, ùn la spartimu micca. Per via d’una muzione, vi prupuneraghju dinù di dumandà à u Statu di vultà nant’à a so pusizione di chjusura di pettu à l’agregazione. Ùn s’hè mai vistu indocu apre un cuncorsu per chjode lu un annu dopu, dopu un solu ricrutamentu ! L’insignamentu di u corsu hà bisognu d’un quadru precisu, stabbilitu in e cunvenzione trà u Statu è a Corsica è chè no vulemu migliurà. Hà bisognu dinù di cunfidenza, di trasparenza. U votu di a nostra muzione serà una riaffirmazione di più à prò d’un scambiu francu è chjaru cù u Statu chì dipoi parechji anni digià ùn rispetta più nè u spiritu nè a lettera di u statutu di a Corsica nant’à l’educazione. Sta legerezza di pettu à e notre istituzione, ùn la spartimu micca. Ci tocca à u cuntrariu, è ghjè u nostru duvere, à fà rispettà i diritti di i Corsi.

Sucetà è securità

Hè u nostru duvere dinù, di mantene a forza di u nostru ligame suciale. E leie cummunitarie, paisane o altre anu aiutatu i nostri vechji quandu elli eranu in i strapazzi. Oghje chì ghjè oghje, si sbrisgiuleghja stu ligame. In pochi ghjorni, si sò cresciute e viulenze o e minaccie contru à e persone, duttori, donne, spinghjifochi o prufessori, cum’è sti pochi ghjorni in Bastia, in Muriani, in Bunifaziu, in Aiacciu, in Fuzzà o in Balagna…

Mi pare di primura di parà a nostra sucetà di tutte st’evuluzione signalate in altrò cù un travagliu forte à prò di u ligame suciale, di a lingua, di a cultura, di u rispettu, di l’inclusione di tutti. A Corsica deve firmà un paese duve ellu si pò sorte in carrughju in securità à tutte l’ore di u ghjornu o di a notte, duve ellu si pò andà à travaglià senza paura. Tengu à assicurà e persone tocche da ste viulenze di tuttu u nostru sustegnu.

Sempre in u campu di a securità è di e cumpetenze di u Statu in Corsica, mi pare pussibbule è interessante di dumandà à a Prefetta di Corsica di vene in l’emiciculu à presentà ci un resu contu di l’azzione di i so servizii. Nantu à stu puntu, steraghju à sente l’avisu di i presidenti di gruppi è di u presidente di u cunsigliu esecutivu nanzu di piglià a mio decisione. Postu chì a nostra Assemblea custituisce a sola istituzione eletta capace à ripresentà a Corsica, mi pare di primura d’avè stu scambiu publicu da chè n’avessimu risposte nant’à tanti inghjochi maiò sempre ammaestrati per avà da u Statu è chè no vulemu cunnosce di modu precisu, ma chè no vulemu dinù, dumane, pudè ammaestrà direttamente.

Puderebbemu allungà l’enumerazione di e quistione maiò poste da i Corsi à a nostra assemblea. Ma e fune longhe diventanu serpe. E cunniscimu tutti. Credu chè no seremu capaci à risponde ci, cù u nostru core è forti di a cunfidenza ch’elli ci anu datu i Corsi. Hè u nostru duvere.

In tantu, hè ghjunta l’ora d’apre a seanza. Vi pregu una bona rientrata à tutte è à tutti ! À ringrazià vi.