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(Unità Naziunale – 26 janvier 11h00) Voici le rapport rédigé pour la Collectivité de Corse : Pour un statut constitutionnel de la Corse « Il est indécent, illogique et insultant que la Corse ne soit pas mentionnée dans le texte suprême » avait relevé en 2013 un rapport dirigé par l’éminent constitutionnaliste Guy Carcassonne1. Cinq années plus tard, l’état du droit est quasi identique mais la conjoncture politique sensiblement différente. 1 Avec trois autres professeurs de droit constitutionnel : Julie Benetti, David Capitant et Wanda Mastor. Les principales propositions dudit rapport avaient été ensuite intégrées dans un texte adopté par L’assemblée de Corse le 27 septembre 2013 à 46 voix sur 51. Le présent rapport a pour objet d’argumenter en faveur d’un nouveau statut constitutionnel de la Corse. Un statut lui accordant l’autonomie législative dans certaines matières, qui n’entraverait pas le principe de l’indivisibilité de la République, et serait conforme à la tendance décentralisatrice française et européenne. A cette fin, l’ajout d’un nouvel article 74-2 de la Constitution est proposé. Au niveau constitutionnel, la Corse possède, aujourd’hui, un statut équivalent à celui de la métropole de Lyon. Le décalage existant entre l’évolution législative de cette collectivité devenue unique au premier janvier 2018 et l’absence de consécration constitutionnelle de sa spécificité n’est pas que décriée par les insulaires et leurs représentants. Elle constitue une incohérence institutionnelle qui met en danger l’équilibre du texte constitutionnel. Trop souvent, la Corse est présentée au mieux comme « une question », au pire comme « un problème » ; or le problème réside bien plutôt dans la complexité de la rédaction du titre XII de la Constitution. L’inscription de la Corse dans la Constitution permettrait aussi, au-delà des arguments exposés dans le présent rapport, de rendre cette dernière plus claire en l’épurant de ses ambiguïtés et incohérences. Incohérences pointées par François Hollande lui-même, alors Président de la République qui s’exprimait en ces termes devant l’assemblée de Corse le 2 mars 2017 : « Vous avez souhaité une évolution constitutionnelle. De nombreux Corses appellent de leurs voeux cette révision qui consisterait à inscrire la collectivité de Corse au nom de son statut particulier, à l’article 72 de la Constitution. Cette revendication n’est pas nouvelle, mais moi je vais vous livrer là encore mon sentiment. D’abord je partage cette vision, à force de tordre par la loi le statut particulier, sans aller jusqu’au bout de la démarche,

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