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(Unità Naziunale – 11 janvier 2018 – 11h00) L’associu Sulidarità s’inquiète de l’attitude ambiguë du gouvernement français face à la question des prisonniers politiques corses.

En effet, depuis l’élection de Mr macron en mai 2017, de réunions en interventions, de promesses non tenues en reniement de parole, rien n’évolue.

En ce début d’année le discours officiel de Mme Gourault nouvellement « Madame Corse » avance l’idée que le rapprochement des prisonniers politiques corses se ferait au cas par cas.

Sulidarità exige le rapprochement immédiat de tous les prisonniers politiques corses, le blocage mit en avant par l’état Français est purement politique.

Madame Gourault nous renvoie l’impression de créer à chaque intervention de nouveaux points de blocage au lieu de s’atteler à régler les problèmes existants.

L’état français feint de découvrir la loi sur le rapprochement applicable depuis 2009, se cache derrière de pseudos considérations techniques ou sécuritaires, cela est inadmissible.

Par ailleurs nous tenons à rappeler que le rapprochement n’est qu’une partie de la problématique, aucune avancée notable n’a été effectuée en matière de FIJAIT, d’aménagement de peine et cela malgré les promesses de Mr Macron.

Nous réaffirmons que seule une loi d’amnistie permettra la résolution globale et définitive de la question des patriotes corses condamnés, détenus ou recherchés.

C’est dans ce sens là que 169 communes de Corse ont délibéré.

Madame Gourault avance le chiffre de 50 rapprochements en 3 ans. Qui ? Quand ? Où ?.

Sûrement intègre-t-elle dans ce chiffre les détenus de Casabianda où d’autres condamnés de droit commun !?

Nous avons le sentiment profond que les procédures liées au rapprochement se résolvent plus facilement pour ces personnes là.

L’état met aussi en avant le fait que seule la prison de Borgu serait en capacité d’accueillir les rapprochements, oublié le pénitencier de Casabianda qui peut lui accueillir des détenus condamnés à moins là aussi qu’un détenu politique soit plus dangereux pour notre société qu’un condamné pour des crimes sexuel ?.

Ensuite Mr Griveaux qui est quand même, rappelons le, le porte parole du gouvernement français, peut un jour reconnaître l’existence des prisonniers politiques corses, quelques semaines plus tard affirmé que dans son pays il n’y a pas de prisonniers politiques.

Ce monsieur devrait attacher un peu plus de respect à sa fonction et comprendre que les résolutions lors d’une année nouvelle excluent le mensonge et le reniement même si de la part de la France cela ne nous surprend plus.

Dans une société corse qui aujourd’hui aspire la paix des gestes forts seraient à notre avis une meilleure image donnée.

AVA BASTA
AMNISTIA PA TUTTI I PATRIOTTI

Associu Sulidarità
10 janvier 2018

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