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(Unità Naziunale – 10 janvier 2018 – 14h30 – Corse Matin) Invité ce mercredi matin à la matinale de la radio RTL, le porte parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux, a répondu aux questions d’Elizabeth Martichoux dans sa chronique « l’invité de RTL ».

Interpellé sur la déclaration de madame Gourault, la madame Corse, « le rapprochement des prisonniers corses et le transfert sur la seule prison de l’île à Borgo est possible et à l’étude par la chancellerie », l’homme politique répond « la question du rapprochement des prisonniers est une question qui est ancienne et qui s’étudie au cas par cas. Elle est possible et à l’étude ».

La chroniqueuse a ensuite rappelé que Gilles Simeoni avait, après avoir salué la déclaration du gouvernement, précisé qu’aucun « prisonniers politique de doit être exclu ».

Monsieur Grivaux répond alors qu’« il n’y a pas, en France, de prisonniers politiques. Il y a des prisonniers politiques au Venezuela, Il y a des prisonniers politiques dans d’autres pays. En France vous avez des criminels qui ont été condamnés pour des crimes de sang et qui purgent les peines pour lesquelles ils ont été condamnés. »

« Mais ce qu’il veut dire par là, reprend Elizabeth Martichoux, c’est que des prisonniers, comme Yvan Colonna par exemple, doit aussi être concerné par cette étude ».

Sujet délicat sur lequel le porte parole du Gouvernement botte en touche : « À nouveau ça se fera au cas par cas et je ne dispose pas de l’information pour savoir si la chancellerie étudie ce cas là précisément. Je ne sais pas combien sont concernés ».

Son interlocutrice lui demande alors s’il existe un lien entre ce pas en avant du gouvernement et la victoire électorale du camps nationaliste : « en tout cas c’est perçu comme un progrès dû aux succès électoraux des nationalistes ? ».

« Ce sont des discussions qui sont anciennes, qui ne sont pas liées uniquement à un scrutin, je rappel que s’était avant tout un scrutin local et non pas, comme d’aucuns voudraient le faire croire, un vote sur l’indépendance ou l’autonomie. C’est un scrutin local avec des enjeux importants pour les habitants de Corse, qui sont le développement économique, les transports, l’accès aux soins, bref ce qui fait la vie d’une collectivité locale » termine-t-il.

Corse Matin