X

(Unità Naziunale – 10 janvier 2018 – 11h30Il n’y a pas un jour qui se passe sans qu’un journaliste, un chroniqueur, voir un élu nous rappellent en boucle le dogme prophétique des jacobins: la “République est une et indivisible et la langue de la République est le français”. Sauf que c’est tout simplement faux et pour cause…

La France n’est pas ”Une”!!

carte-langues-regionalesIl suffit de prendre l’exemple du Concordat d’Alsace-Moselle, du Statut spécifique du Fenua (Polynésie Française), de celui de la Kanakie (nouvelle Calédonie), des écoles bilingues Diwan (breton-français), des ikastolas (basques-français) ou des calandreta (occitan-français), du nouveau statut de la Collectivité de Corse ou du statut de Paris (Ville-département) pour prouver que la France n’est pas “Une” mais multiple et diverse! Et heureusement!

D’ailleurs, comment un jacobin, comme François Asselineau, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, de financer, par ses impôts, le salaire d’un prêtre alsacien, malgré la loi sur la laïcité de 1905 si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin, comme Florian Philippot, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, de subventionner, par ses impôts, le financement d’écoles qui enseignent dans une autre langue que celle expressément nommée dans l’article 2 de la Constitution française si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin, comme Christophe Barbier, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, que le reo ma’ohi (ensemble des langues parlées au Fenua) soit reconnu si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin comme Jean Pierre Chevènement pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, que le droit coutumier kanak (droit civil dérogatoire pour la Kanakie) s’applique, dérogeant au droit français si la France n’était pas multiple et diverse?

Bref, si tous ces statuts particuliers existent, et ils sont largement insuffisants pour reconnaitre la réalité de la diversité existante, c’est bel et bien parce que la France n’est pas “Une” mais bel et bien ”multiple” et diverse.

La France n’est pas “Indivisible”!

carteDe même comment peut-on parler d’indivisibilité de la France quand son Histoire est marquée par l’annexion (de gré ou de force) ou la perte de territoires? Si on considère que la France existe depuis le XIIIème siècle (naissance de l’expression “Roi de France”), sur les 800 dernières années, il est difficile de voir une quelconque immuabilité des frontières françaises. Au mieux, on peut définir un territoire central (un immense bassin parisien) qui est de façon quasi permanente sous contrôle des autorités françaises (Roi, Empereur, gouvernement…) mais sinon les autres territoires ont eu une autre Histoire, tantôt française, tantôt non française. Bref, la France n’est pas monolithique et figée.

Par exemple, la Corse, la Savoie, le pays niçois, l’Alsace ou d’autres territoires ne partagent ou ne subissent l’Histoire de la France que depuis peu de temps, et encore cela fut, le plus souvent, du fait de conquêtes sanglantes, dirigées contre des peuples vivant pacifiquement sur ces territoires.

De plus, l’Algérie, autrefois colonisée et départementalisée, a quitté la France. Pourtant personne ne demande, au nom de ”l’indivisibilité” de la France, que les numéros de département 91, 92 et 93 qui ont été donnés à l’Essonne, aux Hauts de Seine et à la Seine Saint Denis soient rendus aux ”départements d’Alger, d’Oran et de Constantine”.

Enfin, cette année, le peuple Kanak décidera s’il souhaite rester dans la république française ou s’il veut devenir indépendant se séparant ainsi du reste de la France. Si la France était ”indivisible” ce référendum serait interdit! Or ce n’est pas le cas, CQFD!

Bref, revenons-en aux faits : l’indépendance des “départements” algériens et le processus d’indépendance en Kanakie sont la preuve que la France est divisible pour la simple et bonne raison que les valeurs démocratiques et les droits de l’Homme, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sont supérieurs à la “République” et non l’inverse comme l’a proféré l’Ayatollah du jacobinisme français, Christophe Barbier en 2015!

C’est pour cela que, n’en déplaise aux jacobins, la France n’est ”une” ni ”indivisble”, elle est ”multiple” et ”diverse”, elle est, comme tout entité publique, ce que les peuples y vivant veulent en faire, ni plus, ni moins. Et en niant la démocratie et le fait majoritaire, les jacobins sont à la France ce que les intégristes sont à la religion, des dogmatiques avec qui le dialogue est impossible car ils pensent détenir la “Vérité”, sous entendu supérieure à tout choix démocratique. En cela, le jacobinisme est le cancer de la démocratie!

Mais depuis 2015 et la première victoire des nationalistes corses, les choses ont changé, du moins, dans les discours. Emmanuel Macron, son Premier Ministre et son gouvernement parlent de ”Pacte Girondin”, même si de gros doutes persistent au vu des premières décisions prises notamment sur la taxe d’habitation par exemple, et proposent une révision de la constitution, notamment des articles 72, 73 et 74.

Alors discutons sincèrement avec le gouvernement français et voyons le résultat à la fin. ”En même temps” continuons de convaincre toujours plus de corses que le chemin de l’émancipation est le bon pour notre peuple et essayons de trouver toujours plus de partenaires, en France et en Europe, pour que la démocratie gagne toujours. Car c’est bien la démocratie -et les droits de l’Homme- qui est au dessus de tout, même au dessus de la Républqiue, fût-elle française.

Roccu GAROBY,

Il n’y a pas un jour qui se passe sans qu’un journaliste, un chroniqueur, voir un élu nous rappellent en boucle le dogme prophétique des jacobins: la “République est une et indivisible et la langue de la République est le français”. Sauf que c’est tout simplement faux et pour cause…

La France n’est pas ”Une”!!

carte-langues-regionalesIl suffit de prendre l’exemple du Concordat d’Alsace-Moselle, du Statut spécifique du Fenua (Polynésie Française), de celui de la Kanakie (nouvelle Calédonie), des écoles bilingues Diwan (breton-français), des ikastolas (basques-français) ou des calandreta (occitan-français), du nouveau statut de la Collectivité de Corse ou du statut de Paris (Ville-département) pour prouver que la France n’est pas “Une” mais multiple et diverse! Et heureusement!

D’ailleurs, comment un jacobin, comme François Asselineau, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, de financer, par ses impôts, le salaire d’un prêtre alsacien, malgré la loi sur la laïcité de 1905 si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin, comme Florian Philippot, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, de subventionner, par ses impôts, le financement d’écoles qui enseignent dans une autre langue que celle expressément nommée dans l’article 2 de la Constitution française si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin, comme Christophe Barbier, pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, que le reo ma’ohi (ensemble des langues parlées au Fenua) soit reconnu si la France n’était pas multiple et diverse?

Comment un jacobin comme Jean Pierre Chevènement pourrait-il accepter, au nom de “l’unicité de la République”, que le droit coutumier kanak (droit civil dérogatoire pour la Kanakie) s’applique, dérogeant au droit français si la France n’était pas multiple et diverse?

Bref, si tous ces statuts particuliers existent, et ils sont largement insuffisants pour reconnaitre la réalité de la diversité existante, c’est bel et bien parce que la France n’est pas “Une” mais bel et bien ”multiple” et diverse.

La France n’est pas “Indivisible”!

carteDe même comment peut-on parler d’indivisibilité de la France quand son Histoire est marquée par l’annexion (de gré ou de force) ou la perte de territoires? Si on considère que la France existe depuis le XIIIème siècle (naissance de l’expression “Roi de France”), sur les 800 dernières années, il est difficile de voir une quelconque immuabilité des frontières françaises. Au mieux, on peut définir un territoire central (un immense bassin parisien) qui est de façon quasi permanente sous contrôle des autorités françaises (Roi, Empereur, gouvernement…) mais sinon les autres territoires ont eu une autre Histoire, tantôt française, tantôt non française. Bref, la France n’est pas monolithique et figée.

Par exemple, la Corse, la Savoie, le pays niçois, l’Alsace ou d’autres territoires ne partagent ou ne subissent l’Histoire de la France que depuis peu de temps, et encore cela fut, le plus souvent, du fait de conquêtes sanglantes, dirigées contre des peuples vivant pacifiquement sur ces territoires.

De plus, l’Algérie, autrefois colonisée et départementalisée, a quitté la France. Pourtant personne ne demande, au nom de ”l’indivisibilité” de la France, que les numéros de département 91, 92 et 93 qui ont été donnés à l’Essonne, aux Hauts de Seine et à la Seine Saint Denis soient rendus aux ”départements d’Alger, d’Oran et de Constantine”.

Enfin, cette année, le peuple Kanak décidera s’il souhaite rester dans la république française ou s’il veut devenir indépendant se séparant ainsi du reste de la France. Si la France était ”indivisible” ce référendum serait interdit! Or ce n’est pas le cas, CQFD!

Bref, revenons-en aux faits : l’indépendance des “départements” algériens et le processus d’indépendance en Kanakie sont la preuve que la France est divisible pour la simple et bonne raison que les valeurs démocratiques et les droits de l’Homme, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sont supérieurs à la “République” et non l’inverse comme l’a proféré l’Ayatollah du jacobinisme français, Christophe Barbier en 2015!

C’est pour cela que, n’en déplaise aux jacobins, la France n’est ”une” ni ”indivisble”, elle est ”multiple” et ”diverse”, elle est, comme tout entité publique, ce que les peuples y vivant veulent en faire, ni plus, ni moins. Et en niant la démocratie et le fait majoritaire, les jacobins sont à la France ce que les intégristes sont à la religion, des dogmatiques avec qui le dialogue est impossible car ils pensent détenir la “Vérité”, sous entendu supérieure à tout choix démocratique. En cela, le jacobinisme est le cancer de la démocratie!

Mais depuis 2015 et la première victoire des nationalistes corses, les choses ont changé, du moins, dans les discours. Emmanuel Macron, son Premier Ministre et son gouvernement parlent de ”Pacte Girondin”, même si de gros doutes persistent au vu des premières décisions prises notamment sur la taxe d’habitation par exemple, et proposent une révision de la constitution, notamment des articles 72, 73 et 74.

Alors discutons sincèrement avec le gouvernement français et voyons le résultat à la fin. ”En même temps” continuons de convaincre toujours plus de corses que le chemin de l’émancipation est le bon pour notre peuple et essayons de trouver toujours plus de partenaires, en France et en Europe, pour que la démocratie gagne toujours. Car c’est bien la démocratie -et les droits de l’Homme- qui est au dessus de tout, même au dessus de la Républqiue, fût-elle française.

Roccu GAROBY,

Vice-Président de l’Alliance Libre Européenne Jeune

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)