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(Unità Naziunale – 6 janvier 2018 – 15h00) La co-officialité de la langue corse et du français, une revendication des nationalistes corses, « n’est pas envisageable », a déclaré vendredi Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et chargée du dossier corse, en visite à Ajaccio.

« La langue de la République française est le français », a insisté la ministre, qui avait plus tôt dans la journée rencontré Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, élus à la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique de Corse.

A la question d’un journaliste, lors d’un point-presse, « le déblocage constitutionnel n’inclut donc pas la question de la langue corse? », Jacqueline Gourault a répondu: « non, absolument pas ».

Cela « n’empêche pas de reconnaître les langues, et notamment la langue corse et de faciliter son développement », a-t-elle ajouté.

Jacqueline Gourault a indiqué avoir parlé avec les deux dirigeants nationalistes de « la réforme de la Constitution, qui est prévue par le président de la République », évoquant « le droit à l’expérimentation ».

« Il y a des adaptations qui sont nécessaires de la loi sur les territoires et naturellement, c’est quelque chose qui pourra débloquer un certain nombre de sujets concernant la Corse », a ajouté la ministre.

L’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, avait estimé à l’issue de sa rencontre avec la ministre : « On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle ».

Les élus nationalistes, qui attendent « un geste politique fort » de l’exécutif, pour reprendre la déclaration de Gilles Simeoni mardi, ont cependant tous deux prévenu qu’ils allaient rester « extrêmement prudents ».

Ils doivent être reçus par le Premier ministre à Matignon le 22 janvier, avant une première visite en Corse du président Emmanuel Macron le 6 février sur l’île de Beauté, annoncée officiellement par Mme Gourault.