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(Unità Naziunale – 5 janvier 2018 – 13h40) Depuis décembre dernier et la victoire du mouvement national à la Territoriale, le gouvernement, par l’intermédiaire de ces représentants a laissé entendre tout et son contraire, et c’est souvent des fins de non recevoir. L’art et la manière de temporiser, de botter en touche.

Jean-Guy Talamoni, Président de l’Assemblée de Corse et Gilles Simeoni Président de l’Exécutif ont rencontré aujourd’hui  la ministre Jacqueline Gourault, nommée à la fonction de « Madame Corse » au sein du gouvernement.

Certaines revendications historiques du mouvement national, comme la co-officialité de la langue corse et du français, exigent en effet une révision de la Constitution, ce que le Premier ministre Edouard Philippe avait écarté le 12 décembre, en insistant sur le fait que que toutes les réformes à venir devraient être « conformes au cadre constitutionnel » existant.

Gilles Simeoni est revenu sur ce dossier de révision constitutionnelle à l’échelon national, et sur le travail de concertation qui va devoir s’ouvrir entre la Corse et Paris.

« On est clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle, ce qui n’est pas rien », s’est félicité Jean-Guy Talamoni.

« Ce qui est d’ores et déjà acté, c’est qu’il y aura un travail s’agissant de la révision constitutionnelle et de la façon de prendre en compte les demandes de la Corse dans le cadre de cette révision constitutionnelle. On est aujourd’hui clairement en présence d’un déblocage de la question constitutionnelle.» « Ce qui est de bon augure. À ce stade, il faut demeurer prudent. Mais en tout cas, cette première étape a été franchie de manière positive nous le pensons », a souligné Jean-Guy Talamoni.

« Les points de blocage sont connus », a concédé M. Simeoni, avec notamment la question de la co-officialité du corse et du français, le statut de résident corse, qui, selon lui, doit permettre de protéger les insulaires de la spéculation immobilière, et l’amnistie des prisonniers dits « politiques ». Le tout avec en ligne de mire un statut d’autonomie de plein droit d’ici trois ans, pour une application effective d’ici dix ans.

« Sur le fond, nous avons acté deux axes de travail principaux. Le premier axe, c’est, bien sûr, la mise en place et la réussite de la nouvelle collectivité de Corse, qui est un chantier considérable et extrêmement important. Et le deuxième axe, qui est effectivement une réussite au plan politique, c’est celui d’avoir acté ensemble la nécessité d’inscrire notre dialogue dans la perspective de la révision constitutionnelle générale qui est prévue. La question est donc claire : comment faire prendre en compte nos revendications pour qu’elles soient inscrites dans une révision constitutionnelle qui permettra de les satisfaire ? » a précisé Gilles Simeoni.

« Une conférence de presse aura lieu à partir de 16h30 annoncera t elle une feuille de route ? »

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni seront reçus à Matignon le 22 janvier prochain. Puis ce sera un rendez-vous avec le président du Sénat Gérard Larcher, à une date non encore précisée.

Le 6 Février 2018 sera une date symbolique de la relation entre la Corse et la France avec les 20 ans de l’assassinat du Préfet Erignac.

Pendant la venue de Madame Corse, Aiutu Paisani a rappelé une revendication essentielle :

« Jacqueline Gourault, la question des prisonniers est indissociable du problème national corse. Par conséquent, nous rappelons, à Emmanuel Macron et Édouard Philippe, qu’aucune solution politique ne pourra être trouvée sans que soit réglée leur situation. Libertà per i patriotti! »

 


Revue de Presse

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