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(Unità Naziunale – 14 décembre 2017 – 16h00) C’est à peu près la réponse du gouvernement aux revendications corses depuis des années.

Une réponse répétée à volonté depuis la victoire des nationalistes à l’élection territoriale.

Il faut dire que depuis le dépôt des armes du FLNC-UC en juin 2014 le gouvernement comme beaucoup d’autres ont pris l’habitude de prendre à la légère les revendications du mouvement national et des corses qui les votent par la même occasion.

Victoire de 2015 à la territoriale, tout est bon pour contrer le nouvel Exécutif ainsi que le Président de l’Assemblée de Corse.

Lignes rouges à ne pas dépasser.

Que les demandes aient été votées sous la mandature Giacobbi par une majorité d’élus progressistes, du clan et de nationalistes ne changent rien à la donne. Les lignes rouges restent en place.

Timides rapprochements et libérations de prisonniers politiques, qui restent somme toute l’application des lois en vigueurs, rien de plus. Rapprochements promis, libérations promises et non effectuées depuis l’arrivée de Macron. Tout tremble et rien ne bouge.

Un Macron qui promet monts et merveilles si il est élu, un peu comme les promesses de Valls lors de son spuntinu avec les élus progressistes et autonomistes.

Victoire aux Législatives, trois députés du mouvement national montent à Paris.

Refus d’appliquer les promesses faites par l’ancien gouvernement sur l’enveloppe financière pour gérer la Collectivité Unique.

Refus de l’éco-taxe, pourtant validée quelques heures, pour contrer le camping sauvage.

Refus de faire le distinguo dans les nouvelles lois anti-terroristes entre les résistants Corses  (ou basques) et les barbares de Daesch. Applications tous’azimut du FIJAIT contre les patriotes corses…

Victoire à la Territoriale de 2017, victoire massive dans le silence assourdissant de l’Etat.

Les lignes rouges font leurs réapparitions. Pas d’amnistie, Pas de statut de résident, pas de coofficialité de la langue Corse… Mais une reconnaissance tacite ou involontaire de l’existence de prisonnier politique par un représentant du gouvernement.

Quant à la question posée au Premier Ministre par le député Acquaviva sur l’autonomie, la réponse est apporté par le chef de la police et de la répression, le Ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement français demande aux élus et responsables Corses de gérer la future Collectivité Unique, sans parler des choses qui fâchent.

Les uns temporisent, les autres claquent la porte. L’Etat semble souffler le chaud et le froid, tout en nommant une « Madame Corse » dont le rôle serait d’aider à mettre en place cette nouvelle Collectivité Unique, qui servira de test pour les autres régions.

Pour autant, une fois la Collectivité Unique mise en place et gérée, les solutions pour porter les revendications existent : La lutte de Masse et le soutien international y compris au sein des représentants français dont les voix commencent à se faire entendre.

I Scrianzati