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(Unità Naziunale – 5 décembre 2017 – 11h30) Le succès électoral des nationalistes remet au premier plan la question du transfèrement des prisonniers corses sur l’île.

Dans les urnes, il n’a rien renié de ses certitudes. Après le raz de marée nationaliste au premier tour de l’élection territoriale, Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée de Corse, a rappelé lundi sur France Info son souhait d’une amnistie pour « tourner la page » de quarante années de violences politiques. Une loi qui serait applicable à « tous les prisonniers », y compris à Yvan Colonna (lire encadré), condamné pour l’assassinat, en 1998, du préfet Claude Erignac.

Pour le gouvernement, une telle exigence n’est évidemment pas audible, ne serait-ce que pour des raisons d’indépendance… de la justice. Mais depuis de longs mois, dans l’ombre, une question, aux conséquences plus immédiates et plus concrètes, concentre les énergies de la chancellerie et des familles de détenus : le « rapprochement des prisonniers » afin qu’ils purgent leur peine en Corse et non plus sur le continent. Sur l’île, ce thème, contrairement à celui de l’amnistie, mobilise bien au-delà du camp indépendantiste.

Les discussions ont commencé sous François Hollande, par la discrète entremise du député (socialiste) du Val-d’Oise François Pupponi auprès de la ministre de la Justice d’alors, Christiane Taubira. Menées depuis l’origine par l’avocat Eric Barbolosi, celles-ci se poursuivent après l’élection d’Emmanuel Macron.

Une situation inédite

« Nous examinons en effet avec beaucoup d’attention plusieurs situations individuelles de détenus qui ont sollicité leur transfert en Corse », confirme-t-on Place Vendôme, évoquant une gestion au « cas par cas », en vertu d’une « application stricte de la loi ». Pour accepter un transfèrement près du domicile de ses proches, on doit prendre plusieurs critères objectifs, dont « le regroupement (…)

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