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(Unità Naziunale – 20 septembre 2017 – 10h00QUESTION ORALE DEPOSEE PAR M. Paulu Santu PARIGI AU NOM DU GROUPE « FEMU A CORSICA »

OBJET : GESTION DE LA RESSOURCE EN EAU SUITE A LA SECHERESSE 2017.


Monsieur le Président,
Pour notre île, cette année 2017 constitue désormais la référence en matière de
sècheresse et dépasse, à plusieurs titres, le millésime 2003. Cette année pose
l’enjeu lié à l’eau comme une priorité absolue.

Les effets du changement climatique sont évidents, des étiages prolongés, l’absence
de précipitations conséquentes depuis le début du printemps, sans compter, pour le
futur, la crainte de crues.

Certes, nous sommes conscients que cette question dépasse largement le cadre
actuel de l’action de l’OEHC.

Je me fais quand même ici le porte-parole d’élus locaux du rural ayant vécu avec
anxiété la période estivale, parfois confrontés à des problèmes d’alimentation en eau
potable, totale ou partielle. Je pense aussi aux exploitations agricoles, souvent en
difficulté d’approvisionnement dans des zones de montagne ou de plaine, et situées
en dehors des réseaux hydrauliques de l’OEHC.

Monsieur le Président, vous aviez dit, lors de la projection du Plan de Bassin
d’Adaptation au Changement Climatique, que la Corse avait oublié l’année 2003 dès
les premières pluies de l’automne, et qu’il ne faudrait pas oublier, de la même
manière, l’année 2017.

Avec la même détermination, j’en fais de même aujourd’hui. L’année 2017 doit
devenir celle de notre volonté d’adapter la Corse au changement climatique.
C’est pourquoi, si, avec tous mes collègues de la majorité Territoriale, nous
soutenons totalement l’action du Conseil Exécutif, nous attendons une réponse à la
hauteur des enjeux dans ce domaine. Nous l’attendons d’autant plus que bon
nombre de vos prédécesseurs ont manqué singulièrement d’anticipation en la
matière.

Quelques points requièrent donc un complément d’explication.

Au nombre de nos préoccupations, il y a, au fil de cette actualité, la question de
l’alimentation en eau de la Balagna et le problème de la présence de cyanobactéries
dans la retenue d’E Cotule. Il y a aussi celle liée à la première vocation de l’office et
la gestion saisonnière de l’irrigation agricole, dont vous souleviez les difficultés pour
ce début septembre.

Il y a enfin celle de l’avenir, la plus importante. Car, Monsieur le Président, je crois
qu’aujourd’hui il n’est plus besoin de démontrer l’importance de la ressource en eau
pour notre île dans toutes ses dimensions ; aussi, pourriez-vous nous faire part de la
stratégie que l’OEHC compte développer pour les trente prochaines années ?
Pouvez-vous, également, nous éclairer, Monsieur le Président, sur les trois points
évoqués, relatifs à la problématique du barrage du Reginu, de l’agriculture et du
projet ?

Je vous remercie.

Santu Parigi, FEMU A CORSICA