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(Unità Naziunale – 12 septembre 2017 – 06h30) Nous avons pris acte avec surprise du jugement du 7 septembre 2017 du Tribunal administratif de Bastia annulant la décision de retrait d’agrément prise à l’encontre d’un aumônier des prisons de culte musulman.

Pour fonder sa décision, le tribunal a notamment estimé que les faits reprochés au titulaire de l’agrément ne présentaient pas un caractère de gravité suffisant pour justifier la décision de retrait d’agrément.

Parmi ces faits, figuraient notamment, outre le fichage « S » de la personne, le fait que cet imam ait refusé de serrer la main à des personnes de sexe féminin à l’occasion d’une réunion publique tenue dans une école des Jardins de l’Empereur.

Nous avions à l’époque reçu les syndicats d’enseignants qui nous avaient expliqué combien ce comportement les avaient choqués et traumatisés, ainsi que les autorités représentant le culte musulman, qui avaient dénoncé une attitude contraire à une pratique religieuse tolérante et respectueuse des règles régissant le fonctionnement de notre société.

Dans ces conditions, ce seul comportement, quand bien même son auteur aurait-il ultérieurement expliqué devant le tribunal avoir évolué sur ce point, nous semble de nature à devoir interdire à l’imam en question tout prosélytisme, notamment en milieu pénitentiaire.

Le Tribunal administratif ayant enjoint au Garde des Sceaux de réexaminer la situation du titulaire de l’agrément, il appartient désormais au ministre de la Justice de prendre une décision de refus d’agrément mieux argumentée en fait et en droit, insusceptible d’être remise en cause par le Tribunal administratif.

Nous lui avons adressé un courrier lui demandant de faire diligence en ce sens.

Président du Conseil Exécutif, Gilles Simeoni
Président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni
11 septembre 2017

(Corse Net Infos)

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