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Les indépendantistes ont voté mercredi 26 juillet une réforme qui permettra de faire adopter une loi convoquant le référendum sur l’indépendance après un seul débat.

Cette semaine, dans un entretien avec le quotidien français Le Figaro, Carles Puigdemont, dirigeant de la Catalogne, deuxième région la plus peuplée d’Espagne, a promis d’aller de l’avant, même s’il risque des poursuites.

« Aucune suspension, aucune menace ne pourra empêcher les Catalans de décider de leur avenir de façon démocratique »

Les indépendantistes, majoritaires au Parlement catalan, ont aussi voté une réforme qui permettra de faire adopter une loi convoquant le référendum après un seul débat, faisant sauter les verrous qui peuvent retarder l’adoption des textes.

L’opposition considère qu’elle bafouera ainsi la démocratie en adoptant en urgence une loi cruciale, sans examen approfondi.

Madrid dépose un recours pour bloquer le référendum en Catalogne

Le gouvernement espagnol a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle pour empêcher la tenue d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne prévu le 1er octobre, a annoncé vendredi le président du gouvernement, Mariano Rajoy.

« Il n’y aura pas de référendum le 1er octobre », a-t-il dit en conférence de presse. « Avec ce recours, le gouvernement fait son devoir pour s’assurer que la loi soit respectée ».

Déjà saisie par le passé, la Cour constitutionnelle espagnole a systématiquement bloqué l’organisation de tels scrutins.

Le référendum, que le gouvernement juge illégal, va poser aux Catalans la question de savoir s’ils veulent ou non que la région la plus riche d’Espagne devienne un Etat indépendant

Si le « oui » l’emportait, le gouvernement régional a prévu de déclarer son indépendance dans les 48 heures. En cas de victoire du « non », une élection anticipée serait organisée pour former un nouveau gouvernement.

En octobre 2014, le président de la Généralité de Catalogne de l’époque, Artur Mas, avait dû annuler un référendum sur l’indépendance qui était prévu le mois suivant. A la place, il avait organisé une consultation informelle où plus de 80% des votants avaient voté en faveur de l’indépendance.

Aux termes de l’article 155 de la Constitution de 1978, le pouvoir central peut intervenir directement dans la gouvernance de la région, jusqu’à la contraindre d’abandonner l’idée d’un référendum.

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