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(Unità Naziunale – 26 juillet – 20h00) L’appel au rassemblement pour s’opposer à la vente du domaine du château du Prince Pierre sur un domaine de 87 hectares situé sur la commune de Calenzana a réuni environ 200 personnes mercredi. Un rassemblement qui s’est déroulé dans le calme et au cours du quel l’exploitant a réaffirmé sa détermination à ne pas céder. (source CNI)

La vente du domaine agricole de 87 ha, sur lequel un berger exploite 9 ha, est au centre d’une polémique.


VIA CAMPAGNOLA était présent à Luzzipeu aux cotés de jean Christophe Savelli pour le soutenir.

Tout d’abord il nous est insupportable de voir une nouvelle fois un capraghju mis en danger dans son activité par un retrait de foncier qu’il pacageait. Mais aussi stoppé dans son projet de vie qui constitue à installer son fils avec lui à travers la création d’un GAEC.

Ensuite nous sommes aussi présents pour nous opposer à un modèle agricole, celui d’une agriculture de riches pour un tourisme de luxe, ce n’est pas là la conception de l’agriculture corse de demain que nous portons et qu’a défendu jusqu’à ce jour la majorité territoriale à travers son programme aux élections de 2015.

Enfin nous pensons qu’il est plus que temps que les responsables politiques se saisissent de la problématique qui touche à l’inefficacité totale des outils législatifs et réglementaires à notre disposition pour combattre la spéculation foncière, le démembrement des fermes et la fuite des terres agricoles.

CI VOLE CH ELLA BASTI !

Addunimuci è femu fronte per sustene e terre è u nostru amicu capraghju JC Savelli è a so famiglila.


Mossa Paisana aux cotés de Jean Christophe Savelli

Au delà du fait que le pastoralisme doit être préservé et renforcé l’aspect culturel et politique de ce dossier n’est pas à ignorer .

Ce château du XIX eme siècle est notre bien commun à tous . Il est le symbole sinon le témoin d’un passé d’une période ,d’un temps qui nous appartient .

Dans un contexte compliqué il est de notre devoir de préserver le peu qui nous reste .
Il n’est pas spéculatif d’avancer que certains y verraient un projet de développement pas forcement agricole .

C’est pour ça qu il est très important dans cette affaire de dissocier le bâti du foncier , chose que nous avons proposé aujourd’hui .

La collectivité ,le département ou même le conservatoire pourraient en faire l’acquisition au titre du sauvetage patrimonial .

Chacun a le droit de défendre son modèle de développement Economique ,et nous pensons que la destruction plurielle au profit d’un tourisme n’est pas la solution.

U pastore vole campà anc’e so capre l’altri ùn si sà .
speculazione innò
pasturalisimu vivu
L’agricultura a nostra primura 


A MANCA

Ce matin, plus de cent cinquante personnes (parmi lesquelles des syndicalistes du monde agricole, des élus locaux et surtout un grand nombre de militants issus du monde politique, associatif et culturel) étaient réunies à l’appel de l’association Luzzipeu Falasorma pour refuser le risque de destruction de la vallée de Luzzipeu, vallée à la tradition agro-pastorale multi séculaire, sous les coups de la spéculation immobilière.

Il s’agissait, rappelons-le, de soutenir Jean Christophe Savelli, éleveur et producteur de fromage menacé de ne plus pouvoir exercer son activité sur les terres qu’il travaille depuis de très nombreuses années car ces terres, et surtout le site et la situation de la bâtisse voisine en ruines, le Château du Prince Pierre, aiguisent à n’en pas douter les appétits de profits de nouveaux acquéreurs fraîchement saisis d’une bien étrange et soudaine vocation agricole.

En fin de matinée, les prises de paroles ont mis en lumière les dysfonctionnements, les retards et les pesanteurs des différents outils (comme la SAFER par exemple) permettant de préempter dans de semblables cas de ventes de terres agricoles ou agro-pastorales. Elles ont permis d’esquisser les contours de choix de société, de modèle de développement. Alors que par la voix de la représentante de la majorité élue à la CTC, Nanette Maupertuis, il semblait paradoxalement possible de soutenir l’éleveur et en même temps, nécessaire de trouver des solutions dites « équilibrées » dans ce dossier en conciliant de manière « apaisée » l’accapareur et sa victime (dans ce qui était présenté comme un simple conflit d’usages), Paul- André Fluixa,, de Via Campagnola, a analysé pour sa part et à très juste titre, la situation pour ce qu’elle était. Il a ainsi parlé de son refus d’un modèle économique fondé sur une « agriculture de riches destinée à un tourisme de luxe ».
À notre sens, tout est dit, voilà l’ennemi.

A Manca


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