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(Unità Naziunale publié le 28 aout 2018) Les représentants STC et de l’UNSA des lycées agricoles de Corse n’appellent pas à un mouvement de grève à la rentrée dans l’enseignement agricole public en Corse.

Ce mouvement est lancé de Paris par la FSU et la CGT dans un souci exclusif de communication avant les élections professionnelles de Décembre suivant un plan d’action national préétabli et routinier.

Il est relayé sur la Corse de façon totalement artificielle.

La priorité de l’enseignement agricole en Corse est d’accueillir dans les meilleures conditions possibles les élèves en maintenant notamment des classes à petit effectif, en permettant comme au lycée agricole de Borgo, l’ouverture d’une nouvelle classe de seconde générale qui permettra d’enrichir sa carte de formation après l’ouverture d’un bac technologique ouvrant l’accès à l’enseignement supérieur présent à Sartène.

Mettre dans l’insécurité des familles à la rentrée scolaire dans le seul souci d’élections futures de décembre 2018 ne nous semble pas raisonnable pour le développement, l’affirmation de l’enseignement agricole public en Corse.

Cet enseignement original qui dépend de la collectivité de Corse et du ministère de l’agriculture (carte de formation, budget et investissement dans les établissements) a besoin de s’affirmer afin de répondre aux besoins d’accompagnement de l’agriculture Corse et de ses territoires.

C’est mal connaître les territoires que se borner à relayer des stratégies syndicales nationales   à l’heure où nos établissements publics ont besoin de lisibilité pour accueillir de nouveaux élèves.

Nos syndicats réaffirment leurs valeurs et leur détermination.

  • Défense du service public, des établissements d’enseignement, de leurs centres de formation.
  • Défense de la qualité d’accueil des élèves.
  • Défense d’un enseignement de qualité et des budgets pédagogiques.
  • Défense de tous les personnels quel que soit leur statut et revendication d’une titularisation sur l’île.
  • Défense des conditions de travail et de rémunération des personnels quel que soit le centre.
  • Défense de notre appareil de formation qui combine formation initiale par voie scolaire, formation par apprentissage et formation continue initiale continue permettant un maillage territorial, afin d’être en adéquation avec les besoins du territoire, l’insertion et l’emploi.
  • Défense de deux établissements complémentaires et non concurrents.
  • Défense de la formation par la voie de l’apprentissage, de la formation continue en évitant que les différents centres ne soient pas concurrents mais des partenaires en offrant des formations complémentaires adaptées à leurs bassins d’emploi.

Nos syndicats ont toujours été force de négociation dans le dialogue social œuvrant pour le maintien des formations même avec de faibles effectifs afin de contribuer à offrir et à développer une  carte de formation adaptée à nos spécificités, permettant l’accès de toutes les familles au service public.

Nous privilégions une stratégie claire entre les différents acteurs professionnels et politiques du territoire, de la formation, et le ministère de l’agriculture et lorsqu’il faut se mobiliser de façon efficace nous le faisons.

Nos organisations contestent la politique jacobine mise en place par le gouvernement qui vient de « renationaliser » les formations par apprentissage et la formation continue au détriment de la collectivité de Corse.

L’enseignement agricole public en Corse a besoin de se construire durablement pour cela il doit être sécurisé, bénéficier d’une image de marque de qualité et non déstabilisé par le jeu politique parisien.

Le STC et le SEA-UNSA souhaitent à tous les élèves de l’enseignement agricole public de Corse et à leur famille une bonne rentrée scolaire.

 Bastia le 28 Août 2018