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Le discours du Premier Ministre de l’ère Macronienne peut se résumer en deux formules : offensive néo-libérale et statut quo colonial.

C’est en effet une offensive sans précédent contre les salaires, le droit du travail, les retraités et la fonction publique socialement utile qui a été annoncée. Une offensive qui serait justifiée par un discours creu de comptabilité publique qui ne cible à aucun moment les revenus du Capital et l’argent sale des paradis fiscaux. Comble du cynisme ce sont les dépenses publiques engagées par la majorité précédente qui en serait à l’origine, majorité dont précisément Macron était ministre de l’économie. Sans mobilisation unitaire et populaire cette politique aggravera considérablement les conditions de vie du Peuple Corse.

Ce discours a également démontré une fois de plus les limites du seul rapport de force institutionnel à la représentation élue du Mouvement National. Il n’est question ici que d’un pouvoir d’expérimentation territorial, un nouveau statut particulier en somme. C’est comme si depuis 1982 rien se s’était passé en Corse. Dans le management de l’entreprise Macron la filiale corse ne semble pas représenter un actif intéressant.

Le vote important exprimé lors des dernières élections législatives en faveur des candidats nationalistes est caractérisé par le premier ministre de « Vote identitaire ». Les mots ont un sens, le vocable identitaire quand il est employé en France renvoie mécaniquement à l’extrême droite. Même si certains ont donné le bâton pour se faire battre, assimiler le vote multiforme qui s’est exprimé à un vote d’extrême droite est pour le moins provocateur.

L’entreprise Macron n’a peut être pas encore étudié dans le détail quelques aménagement pour son business plan pour la Corse, mais les signaux envoyés ne laissent rien présager de bon pour le monde du travail en Corse.

La seule mesure, à défaut d’être juste sur le plan économique et social, qui aurait été recevable du point de vue de nos droits démocratiques fondamentaux, aurait été la proposition d’un véritable pouvoir de légiférer. Si cette revendication ancienne du mouvement national se heurte au mur institutionnel, il serait peut être grand temps de renouer avec le rapport de force public et populaire. Seul notre capacité à résister collectivement pèsera, aussi bien dans la défense des acquis sociaux que dans l’obtention de droits nouveaux pour le Peuple Corse.

A MANCA

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