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(Unità Naziunale Publié le 1er septembre 2018) Conférence de Presse PATRIOTTI à a Trinita di Porti Vechju. Sustegnu à Ulivieru Sauli è Alanu Ruggeri.

La répression politique continue de sévir, sous moult formes. Au sein des prisons françaises où des détenus subissent toujours isolements, brimades et interdits divers. Avec l’appareil judiciaire, face auquel des militants seront bientôt appelés à comparaître. Dans tous les cas notre collectif les assure de son soutien patriotique et fraternel. 

Nous tenons à attirer l’attention sur deux cas particuliers de nos membres ayant déjà subi l’arrestation, la déportation, l’incarcération et la condamnation. Le premier, Alain Ruggeri, pourtant acquitté en première instance et condamné par la suite à 2 ans de prison ferme (2011). Le second, Ulivieru Sauli, condamné à 3 ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis (2012).

Les faits prétendument reprochés sont, selon le jargon judiciaire de circonstance, des « faits de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ». Depuis, ils ont été remis en liberté, remise en liberté accompagnée d’une assignation à résidence dans la capitale française puis d’un placement pendant plusieurs mois sous surveillance électronique…. Une situation qui, tant sur le plan professionnel que familial, n’est pas sans répercussions…

Quelques années plus tard, le harcèlement perdure sous une toute nouvelle forme.

En effet ,en vertu du décret – n° 2013 700 – du 30 juillet 2013 portant application de la loi n ° 2012 – 304 du 6 mars 2012 relative à l’établissement d’un contrôle des armes modernes, et vu particulièrement le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L. 312 – 3 ( modifié par Loi n° 2016 – 731 du 3 juin 2016 – art. 23 ), L. 312 – 11 à L. 312 – 13 et R. 312 – 74 à R. 312 – 76, les voilà tous deux interdits « d’ acquisition et de détention d’ armes des catégories B et C et d’armes de catégorie D soumises à déclaration »… 

Cette interdiction nous la récusons et nous la dénonçons car elle proscrit toute possession et utilisation de carabines et fusils de chasse. La chasse est une réalité historique et culturelle, transmise de générations en générations par coutume familiale, avec ses exigences comportementales et de respect de l’environnement qui constitue la richesse première de notre terre. Ces deux membres du collectif l’ont toujours pratiquée avec discernement, dans le respect des normes et des procédures, détenant et renouvelant annuellement leurs permis de chasse. Ils participent également à la vie des associations de chasse, marqueurs culturels de nos traditions villageoises, en observant la considération des propriétés foncières traversées (champs, cultures, élevage, etc.) et des fonctions humaines s’y rattachant (éleveurs, bergers, etc.).

Toutes leurs armes de chasse ont été dûment déclarées. Ils n’ont jamais été condamnés pour des faits de violence à l’égard d’autrui ou pour usage illicite d’armes.

Pour le cas de Ulivieru Sauli, le cynisme politico – administratif prend une toute autre dimension car, de facto, son désarmement organisé accompagne étrangement la tentative d’assassinat dont il a été la cible le 14 novembre 2014 et pour laquelle – dès lors qu’il s’agit d’un militant nationaliste – aucun agresseur n’a été formellement identifié à ce jour… mais ont ils été réellement recherchés ? 

U troppu stroppia ! 

Nous refusons ce nouveau diktat qui vise à étouffer notre culture de la terre, de la vie et des moeurs s’y accolant naturellement.

Nous continuerons à chasser, à participer aux us communautaires qui sont les nôtres. Nous demandons aux garde – fédéraux de se soustraire à toute vérification et poursuite nous concernant, sauf à se faire sciemment complices de la répression française…

Nous demandons aux militaires de la Gendarmerie Nationale française de ne pas nous provoquer, ni de nous persécuter. 

Nous demanderons dans les semaines qui suivent une rencontre avec les Fédérations Départementales de chasse (Corse du Sud et Haute Corse) pour aborder ce problème qui entrave l’une de nos coutumes ancestrale.

Nous entamerons les procédures et les recours nécessaires pour faire valoir nos droits en n’ignorant pas que nous subissons un cadre législatif de plus en plus autoritaire et très restrictif pour ce qui est des libertés individuelles et collectives.

Notre combat, comme notre appel à la désobéissance « paisana » est une contribution à ces libertés.

Nous appelons toutes celles et ceux qui refusent l’étouffement de notre corps social à s’auto – organiser contre ces mesures liberticides et anti – corses.

Cette conférence de presse en appellera d’autres car nombreux sont les anciens prisonniers politiques à subir cette forme de pression. 

Un staremu mai zitti ! A lotta cuntinueghja par ciò par quali ci simu sempri battuti ! Par a Corsica Corsa !

PATRIOTTI



Lettre d’Olivier Sauli à la fédération de chasse

« Nul n’est censé ignorer la loi ». C’est par cette formulation que l’une de vos secrétaires m’a clairement expliqué et signifié le refus de la validation de mon permis de chasse pour l’année 2018, avec ce « point barre » que j’estime méprisant tant pour mes interrogations que pour ma colère lors de cette conversation téléphonique du mercredi 5 septembre 2018 avec la Fédération Départementale des chasseurs de Corse et que j’interpelle solennellement et publiquement aujourd’hui.
Le sujet principal de cette conversation, quelque peu houleuse, était le rejet d’une demande d’homologation de mon permis de chasse, pour l’année en cours et la prochaine année, du fait – vous me l’avez stipulé dans votre courrier m’étant destiné en date du 21 août 2018 – que je suis inscrit au Fichier National des Personnes interdites d’acquisition ou de détention d’armes (je l’apprends ainsi…). Une missive qui ne s’arrête pas là, puisqu’elle rajoute à cette fin de non recevoir que les 
« faits sont constitutifs du délit de fausse déclaration prévu par l’article 441 – 6 du Code Pénal » et que mon « dossier est transmis à Madame la Préfète de Corse, qui lui donnera la suite nécessaire » !

Ainsi pour avoir répondu naturellement – naïvement ? – comme je le fait depuis tant d’années (je suis détenteur d’un permis de chasse en date du 21.06.1981) à un formulaire que la Fédération Départementale des chasseurs corses m’adresse annuellement, je suis ainsi signalé par cette dernière – pour ne pas dire dénoncé – à l’autorité préfectorale qui décidera quant à elle de l’éventualité des poursuites qui pourraient être engagées contre moi…  Je me demande si j’aurais subi le même sort si j’étais venu faire ma demande de validation, oralement, au secrétariat de la Fédération…
Ce jour du 5 septembre 2018, je découvre que la Fédération Départementale des chasseurs corses, plutôt que de privilégier la défense des intérêts de TOUS les chasseurs corses, opte plutôt pour une dénonciation ciblée de certains d’entre eux… Je ne savais pas que la Fédération remplissait désormais le rôle d’auxiliaire de « 
police administrative », au moment où bien des chasseurs se voient désormais interdit de pratiquer ce qui constitue, avant tout, une coutume.

Un petit retour en arrière s’impose. Le 31 mars 2018, je vous ai adressé – eu égard à ma situation – une lettre, avec accusé de réception, dans laquelle je vous posais en l’occurrence cette question : « Comptez vous accepter cet état de fait ou chercherez vous à réfléchir sur des initiatives à prendre et susceptible d’abroger cette – impudente – mesure ? Pourrez-vous saisir les autorités concernées de notre pays ? Porterez vous votre voix avec moi (ou avec d’autres) pour dire « non » à ce que je considère comme une nouvelle injustice ?  » Je supposais – naïvement – que l’interdiction de possession d’armes de chasse n’entrainait pas automatiquement l’invalidation de mon permis de chasse. À ce jour, je n’ai jamais reçu – officiellement – de réponse. Ou plutôt si, ce courrier en date du 21 août 2018… »
Le 1er septembre, avec un autre chasseur, ancien prisonnier politique comme moi et le collectif « Patriotti », nous rappelions que « La chasse est une réalité historique et culturelle, transmise de générations en générations par coutume familiale, avec ses exigences comportementales et de respect de l’environnement qui constitue la richesse première de notre terre. Ces deux membres du collectif l’ont toujours pratiquée avec discernement, dans le respect des normes et des procédures, détenant et renouvelant annuellement leurs permis de chasse. Ils participent également à la vie des associations de chasse, marqueurs culturels de nos traditions villageoises, en observant la considération des propriétés foncières traversées (champs, cultures, élevage, etc.) et des fonctions humaines s’y rattachant (éleveurs, bergers, etc.).  Ce pour quoi je me suis toujours investi (je suis membre d’une société de chasse sise à Portivechju depuis plusieurs années) soutenant, votant, faisant voter pour cette équipe aujourd’hui en place – dont je sais pour beaucoup l’engagement et le travail fourni – et qui est pourtant « responsable » de cette ignominieuse lettre, datée du 21 aout 2018…

Non la Fédération Départementale des chasseurs corses n’a pas pour vocation de devenir un supplétif délateur de la Préfecture ! Elle doit être avant garante de nos valeurs ancestrales, culturelles et sociales, et des intérêts de TOUS les chasseurs de Corse, particulièrement lorsque ceux-ci voient leurs droits bafoués.
Je conçois qu’actuellement – dans le cadre de vos fonctions – vous ne pouviez transgresser les règles qui sont les vôtres. Mais la légalité conjoncturelle d’une loi ne la rend pas pour autant légitime. Surtout si elle participe à étouffer les libertés individuelles et collectives, voire à insidieusement annihiler ce qui participe de notre culture. Et mettre au ban de notre tissu communautaire bien des chasseurs qui ont œuvré à l’équilibre et l’aménagement territorial de la chasse.
Par cette lettre ouverte, vous aurez compris que je refuse ce que l’on m’impose et que avec beaucoup d’autres, au-delà des procédures existantes, nous entendons rendre, à la chasse et aux chasseurs, toute la place qu’ils doivent impérativement retrouver dans un projet sociétal d’avenir qui ne passe certainement pas par une illicite désignation de personnes qui, comme moi, ont toujours pratiqué cet art tel que me l’a enseigné mon père dés mon plus jeune âge.

Malgré toute la colère que votre courrier insupportable m’inspire, j’entends encore vous solliciter pour que – TOUS ensemble – nous disions « non » à ce dispositif législatif incompatible avec nos valeurs. Votre place – au nom de ce que nous avons en commun – n’est pas dans le camp de cette administration qui, entre autre, avec cette loi inique, démontre que décidément elle ne comprend toujours pas la Corse…
J’espère que cette lettre ne restera pas vaine et permettra rapidement réflexion, débat et concertation. Pour ma part, avec un esprit d’ouverture, je reste à votre disposition dans le cadre de ce que je vous ai précédemment expliqué.
Dans l’attente d’une réponse que je souhaite rapide, recevez mesdames et messieurs mes sentiments corses les meilleurs. »