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Le 7 mai prochain, la France aura un nouveau président.

Ni l’ultra libéral Emmanuel Macron, ni la nationale réactionnaire Le Pen n’ont de feuille de route précise d’un véritable règlement politique de la question corse.
À ce titre, l’abstention, pour le 2e tour de l’élection Présidentielle, sera l’occasion de rappeler qu’il existe toujours un problème corse qui nécessite une réponse et une solution.

Pour autant, 5 années politiques nouvelles vont s’ouvrir pour notre île.

L’Europe est en mouvement. 350 millions d’Européens vivent dans des régions autonomes. Malte, plus petite que le Cap Corse est, elle, indépendante. L’Ecosse et la Catalogne poussent, de leurs côtés, vers la souveraineté.

La Corse ne peut rester sur le bord de la route de la souveraineté.

Le peuple corse et sa représentation élue, notamment issue des Territoriales en décembre 2017, devront ouvrir, avec le Gouvernement, un dialogue politique qui devra déboucher vers une avancée majeure dès 2022.

En effet, les 5 années à venir ne doivent pas servir à négocier simplement, même si c’est important, un statut de résident ou une coofficialité pour la langue, car si ces mesures sont déconnectées d’un cadre institutionnel et législatif global, elles ne seront que des réformettes voire uniquement des symboles.

Il faudra, au contraire, comme en Nouvelle Calédonie, ouvrir un chantier d’émancipation véritable avec, en 2022, la perspective d’un statut d’autonomie, prélude, à moyen terme, à un référendum d’autodétermination sur l’indépendance.

La Corse ne peut plus attendre, à coup de 15 ans, que des revendications consensuelles soient prises en compte de façon bienveillante par l’Etat. Nous devons aller de l’avant, et vite, si nous souhaitons sauver ce qui reste de la Corse. Nous devons en être conscients.

C’est ce discours d’accession à la souveraineté que Rinnovu portera, dans les semaines et mois à venir.

PAUL FELIX BENEDETTI
3 mai 2017

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