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Dernier pays colonisé du continent américain, la Guyane « française », célèbre pour ses bagnes de sinistre mémoire, regorge de richesses exploitées partiellement pour l’unique profit de l’état qui maintient sous son joug des populations qu’il a toujours méprisées.

A l’instar de la Corse, cette excroissance du jacobinisme n’a jamais bénéficié d’aucun développement digne de ce nom, l’installation de la base de lancement de Kourou, pourtant créatrice de richesses n’a jamais profité au peuple guyanais et aux ethnies qui le composent.

Les autres richesses potentielles, offertes par la nature comme l’eau, le bois ou les métaux précieux sont depuis des années livrées au pillage de bandes non contrôlées qui détruisent la forêt amazonienne et son écosystème sur la quasi-totalité du territoire.

Dans ces conditions, comment être surpris par la colère des Guyanais qui, par la création de Collectifs portant les revendications et les aspirations humaines et sociales de leur peuple, veulent témoigner de l’injustice et de la précarité qu’ils subissent depuis des décennies.

La mobilisation sociale provoquée par les différents collectifs est légitime.

Les Guyanais qui n’ont pu bénéficier comme leurs voisins, le Guyana en 1966 et le Suriname en 1975, de leur indépendance aspirent à un nouveau statut qui leur permettrait enfin d’exploiter leurs potentialités et de diriger eux-mêmes leur pays.

Corsica Libera apporte son soutien fraternel à tous les Guyanais en lutte pour leur émancipation et leur souhaite d’acquérir rapidement les moyens d’améliorer et de maîtriser les domaines de la santé, de l’éducation et de la sécurité qui sont les points majeurs de leurs revendications.

La crise actuelle conduira sûrement le peuple guyanais à s’orienter vers une lutte politique de libération nationale, sans laquelle tout véritable progrès social est illusoire.

CORSICA LIBERA
4 avril 2017

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