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Une délégation d’Etxerat s’est rendue ces derniers jours en Suisse et en Allemagne dans l’objectif de réaliser différentes rencontres avec des forces politiques et des associations de défenses des droits humains.

Cette initiative avait pour but de surmonter le blocage que maintiennent les États espagnols et français pour continuer à perpétrer leurs violations de droits et, plus concrètement, faire connaître les conséquences de ces violations, dont certaines très dures, comme la situation des prisonniers politiques basques atteints de maladies graves et incurables.

La délégation d’Etxerat formée de son porte-parole Urtzi Errazkin et de Gentzane Callejo, la tante du prisonnier politique basque Jagoba Codó, a rendu visite à la prisonnière politique basque Nekane Txapartegi, en détention préventive à la prison de Zurich en Suisse depuis 11 mois.

Nekane Txapartegi avait été arrêtée en 1999 et avait dénoncé avoir subi des tortures au moment de son arrestation. Cela a été confirmé récemment par un rapport élaboré par l’équipe du médecin légiste Paco Etxeberria, avec le soutien du Gouvernement basque. Txapartegi a été jugée et condamnée dans le dossier 18/98 mais a fui l’État espagnol. Celui-ci avait demandé son extradition au Gouvernement suisse, alors que Nekane Txapartegi y demandait l’asile politique.

La délégation d’Etxerat a déclaré avoir trouvé Txapartegi « forte » bien que la situation qu’elle est en train de subir « soit très dure ».

Le cas de Nekane Txapartegi ainsi que celui des prisonniers politiques basques atteints de maladies graves et incurables ont été exposés lors des réunions réalisées avec Balthasar Glättli, président du Groupe Parlementaire Vert à l’Assemblée Suisse et le responsable du Parti Ouvrier et Populaire Denis de la Reussille. À Berne, Etxerat a pu s’entretenir avec un représentant du Parti Socialiste Suisse (PSS).

Le représentant du PSS a fait savoir à la délégation d’Etxerat qu’ils sont en train d’appliquer le protocole d’Istanbul au cas de Nekane Txapartegi (protocole d’enquête sur les mauvais traitements et les tortures).

Etxerat s’est également réunie avec une responsable de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) à Genève. Cette organisation a demandé au Gouvernement suisse de ne pas extrader Nekane Txapartegi en Espagne, parce que la demande de la remettre aux mains de la justice espagnole est basée « sur des déclarations faites sous la torture ». L’OMCT expliqué qu’elle réalise également un suivi des cas de prisonniers politiques basques gravement malades et a demandé à Etxerat de lui faire parvenir les nouveaux rapports médicaux concernant le prisonnier d’Ondarroa Ibon Iparragirre.

À Berlin, Etxerat s’est réunie avec des représentants de Die Linke et a pris part à la manifestation du 8 mars dans la capitale allemande. D’autre part, la délégation a participé à deux conférences au sujet des prisonniers politiques basques gravement malades, la première avec des avocats et des représentants du monde syndical et social, la seconde dans un centre autogéré.

Poursuivant le travail de relations fait par Etxerat durant la visite réalisée l’année dernière au Parlement Européen, une délégation de notre association s’est à nouveau rendue à Bruxelles en janvier dernier, où elle avait rencontré différents députés européens. Durant cette visite, certains engagements concrets avaient été pris, parmi lesquels le voyage qu’Etxerat vient de faire en Suisse et en Allemagne.

Maintenant, Etxerat est en train de finaliser l’agenda avec des représentants institutionnels et des acteurs politiques et sociaux pour un nouveau voyage en Irlande et en Angleterre ce printemps.

« Abadgoitia« 

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