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Le secteur de la pêche est en crise. Et ses 200 représentants dans l’île sont de plus en plus en proie à un malaise social rampant. Certains cèdent aujourd’hui à un profond désarroi. « Notre profession souffre. C’est indéniable », lance Gérard Romiti, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de la Corse. Les causes de leurs difficultés sont légions. Certaines d’entre elles, ponctuelles, sont le reflet d’une saison jugée « catastrophique » par son représentant dans l’île. « Outre la crise qui frappe le porte-monnaie des estivants, nous avons perdu au bas mot 15 jours de travail cet été à cause d’une météo capricieuse, ce qui représente deux mois d’hiver. C’est énorme ! ». La secousse tellurique du 7 juillet a également eu des répercussions. « Personne n’en a parlé, soulève Gérard Romiti, mais le poisson a fui nos côtes pendant un moment ». Outre ses causes ponctuelles, d’autres liés à la hausse du prix du gazole ont tendance à désappointer une profession qui parfois, pour se faire entendre, n’hésite pas à taper du poing sur la table.

Au début du mois septembre, le syndicat corse des pêcheurs (sindicatu corsu di I pescadori) avait jeté une fusée de détresse en bloquant l’entrée du port de commerce d’Ajaccio durant quelques heures. Un coup de gueule qui n’était pas resté lettre morte puisqu’une semaine plus tard, le comité régional des pêches, les prud’homies de Corse et le syndicat corse des pêcheurs avaient été reçus au palais Lantivy par le préfet Patrick Strozdra afin d’examiner des « pistes pour aider les pêcheurs à sortir la tête de l’eau ». Une rencontre jugée « plutôt positive », à l’époque par l’ensemble des protagonistes.

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