Produit CORSU E RIBELLU

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Le STC s’inscrit, depuis sa création, dans la lutte pour que l’ensemble de la population de ce territoire bénéficie d’une offre de santé publique digne de ce nom.

C’est pour cela que nous avons mené de tous temps des conflits parfois durs contre la logique uniquement budgétaire que voulait nous imposer les gouvernements successifs qui ne tenaient pas compte de la réalité insulaire. En 2009, plusieurs semaines de grève, de blocages, en 2011, plus de 40 jours d’occupation de l’ARS qui a valu y compris des condamnations judiciaires à l’encontre de notre organisation syndicale. Tout ceci pour un passage de 5 à 8 % du coefficient géographique en trois étapes.

Depuis, nous n’avons eu de cesse de remettre sur la table cette problématique.

Dès le début 2016, nous dénoncions la situation que subissait l’ensemble des hôpitaux de l’île. En février-mars 2016, nous appelions la nouvelle Collectivité territoriale de Corse à se saisir de ce dossier important qu’est la santé, ce qu’elle a fait rapidement.

Nous avons bien évidemment approuvé la création du groupe de travail dédié à l’évaluation des surcouts liés à l’insularité mis en place conjointement par l’exécutif de la CTC et de l’ARS; et c’est certainement pour cela que nous avons été le seul syndicat à prendre part à toutes les réunions de travail.

Aujourd’hui, même si nous prenons acte de la volonté affichée du Ministère, de commencer à prendre en compte la réalité insulaire, nous faisons le même constat que les autres participants à ce groupe de travail : le compte n’y est pas !

Depuis mars 2012, date de la dernière revalorisation du coefficient géographique, nous avons perdu plusieurs millions d’euros qui nous étaient indispensables et qui ont généré du déficit structurel dans certains établissements.

Nous savons aussi que des effets de seuil existent dans certains hôpitaux et compte tenu de la patientèle existante, l’équilibre financier ne sera jamais au rendez-vous.

Il faut donc, une aide structurelle et pérenne pour ces établissements. Sauf à laisser perdurer des déficits permanents qui obèrent l’avenir de ceux-ci.

Pour notre part, nous continuons à réaffirmer notre volonté de poursuivre la démarche engagée et sa méthode. Sans esprit polémique, nous voulons connaitre le dossier transmis par l’ARS au Ministère sur lequel ce dernier s’est appuyé pour mettre en oeuvre cette revalorisation.

En conclusion, nous tenons toutefois à dénoncer les difficultés que rencontre au quotidien l’ensemble des personnels hospitaliers. Ces difficultés ne sont que les fruits des politiques visant à détruire notre système de santé et dont le personnel n’en est aucunement responsable.

Ajaccio le 28 février 2017

STC / Fonction publique Hospitalière.