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Le 13 février 2017 [19h00] : (Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org – Corse – Lutte Internationale) Il y a 36 ans, le 13 février 1981, Joseba ARREGI, habitant de Zirzukil, mourrait à Carabanchel des suites de la torture que ses tortionnaires espagnols lui avaient fait subir.

Détenu au secret et à la disposition de ces tortionnaires pendant 9 jours, matin, midi et soir, la police politique Espagnole a utilisé toutes les pratiques violentes à sa disposition qui pouvaient être exercée contre un être humain…

Depuis lors cette journée marquée au fer rouge est consacrée à dénoncer la persistance de la torture contre Euskal Herria.

L’un des cinq tortionnaires de Joseba ARREGI était Commissaire général de la police judiciaire espagnole : José Antonio GONZALEZ GARCIA (condamné, il avait ensuite été gracié… comme tous les tortionnaires reconnus).

Le chiffre de 4 009 personnes se situe « en-deçà de la réalité »

En 2016, « Un rapport établi par le Gouvernement régional basque confirme ces constats et démontre l’ampleur de cette pratique honteuse. Une équipe d’experts (médecins légistes, juristes, psychologues, représentants d’ONG) a enquêté durant plusieurs années, étudiant des dizaines de milliers de documents et de témoignages, avant de rendre un rapport aux conclusions accablantes: plus de 4000 personnes ont été torturées entre 1960 et 2013, certaines à plusieurs à reprises.

22 000 documents ont été analysés, garanties pour accréditer les faits.

Les auteurs des tortures étaient des policiers ou des militaires intervenant dans le cadre d’opérations antiterroristes. Trois quarts des cas recensés se sont produits après la fin de la dictature franquiste. Du côté du Gouvernement espagnol, la version officielle n’a pas varié: la torture serait un mensonge inventé par l’ETA pour «décrédibiliser la justice espagnole et ses forces armées».

en 2010, le mouvement pour l’amnistie d’Euskal Herria signalait qu’au cours de ces trente-cinq dernières années, plus de 7000 (sept mille) citoyens basques ont été torturés dans les dépendances policières. En janvier 2008, Igor Portu avait dû être hospitalisé suite aux tortures subies (4 gardes civils viennent d’être inculpés pour cela en février 2010). En 2009 ce sont 45 basques qui ont dénoncé avoir été torturés dont le jeune navarrais Alain Berastegi enlevé, torturé puis relâché dans la montagne d’Irunberri, en juillet.

Début 2010, plusieurs cas de tortures (avec hospitalisations) venaient d’être connus (Pello Olano de Lizartza, Asier Badiola le 26 janvier,…).

En 2009 l’ONU a demandé à l’Espagne d’abolir le régime d’incommunication (au secret) lors des gardes à vue, régime qui permet la pratique de la torture par la police et la guardia civile espagnoles.

I SCRIANZATI