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(Jeudi 16 février 2017) Sur ces 11 personnes en garde à vue entre lundi et mardi, 10 ont été déférées mercredi et sont passés en comparution immédiate ce jeudi à 15h. Une seule personne avait été libérée dans la semaine.

Elles sont accusées selon la justice politique de « détentions d’engins explosifs, violences avec armes sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations de biens publics et privés et participation à un attroupement armé ». (sic!)

LIBRES mais sous contrôle judiciaire

Le tribunal correctionnel a finalement décidé de remettre les dix jeunes gens en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un nouveau procès dont la date a été fixée au 9 mars. Les dix prévenus sont poursuivis dans le cadre d’une enquête sur des violences et dégradations survenues lors de deux manifestations les 5 et 15 octobre à Bastia.


Réactions à la décision du Tribunal :

A Ghjuventù Indipendentista a appris avec soulagement la libération sous contrôle judiciaire de tous les jeunes corses interpellés depuis lundi. Le procès les concernant a été renvoyé au 9 mars prochain à 14h au Palais de Justice de Bastia. Nous appelons d’ores et déjà l’ensemble de la jeunesse et du peuple corse à venir en nombre afin de les soutenir. Bien qu’enfin libres, dix jeunes auront donc passé 4 jours entre le commissariat de Bastia et la prison de Borgu. Nous mettons en garde l’État : nous n’accepterons pas qu’une rafle similaire à celle de cette semaine se reproduise. La mobilisation quotidienne de plusieurs centaines personnes a payée, elle devra se poursuivre au procès. Enfin, nous constatons avec satisfaction l’isolement de Nicolas Bessone. Ce-dernier avait requis le maintien en détention de deux des jeunes interpellés. En ne suivant pas ses réquisitions, le Tribunal l’a désavoué dans sa cabale contre notre jeunesse. Cependant, nous demandons toujours son départ dans les plus brefs délais. A nostra cuscenza hè resistenza ! Ghjuventù Indipendentista


(France3Corse) (Alta Frequenza) (Corse Matin)

[19h20] Rassemblement devant la Maison d’Arrêt de Borgu pour la levée d’écrou des jeunes interpellés. Une cinquantaine de personnes est présente.

[18h20] Le tribunal ne suit pas les réquisitions du procureur. Les 10 interpellés sont placés sous contrôle judiciaire malgré le souhait du procureur de la République Nicolas Bessone de voir deux d’entre eux maintenus en détention.

[17h20] Le Procureur Bessone demande des contrôles judiciaires et des maintien en détention selon les cas.

[15h20] Renvoi demandé de l’audience, le parquet requiert le maintien en détention de 2 des 10 déférés.

[Ce jeudi matin) Fango, Montesoro, Fium’Orbu, Università

Le lycée du Fango et celui de Montesoro à Bastia ont été bloqué par des jeunes corses. Ainsi que le Collège et le Lycée du Fium’Orbu. (soutien tous’azimut, supporter de foot, manifestants, militants…) Les syndicats étudiants ont appelé hier au blocage des établissements scolaire et de l’Université de Corse bien sûr. Si devant le lycée de Corti une simple banderole a été installée en tout début de matinée, les salles de l’Université de Corse sont restées fermées toute la journée en soutien aux jeunes militants des syndicats étudiants présentés ce jeudi après-midi en comparution immédiate devant tribunal correctionnel de Bastia.

L’arrivée au Tribunal de Bastia 15h00

En marge des manifestations et de la répression coloniale

Depuis le début de l’année universitaire, les manifestations se sont multipliées à Corte avec toujours la mise en place d’un mur anti émeute à plusieurs dizaines de mètres de la sous-préfecture de Corte. Un dispositif qui bloque complètement un quartier où résident plusieurs centaines de familles. Tandis que les commerçants sont contraints de baisser leurs rideaux quelques heures avant l’heure habituelle de fermeture. Et ces commerçants, comme les riverains d’ailleurs, en ont assez de ce dispositif « qui nous empêche de travailler. Nous n’avons rien contre les manifestants, nous comprenons que le sous-préfet veille protéger la sous-préfecture, mais qu’il trouve une autre solution », a martelé ce jeudi après-midi Cathy Acquaviva, présidente de la Fédération des commerçants de Corte. (source et suite)


 

Les appels de la journée :

L’Associu Sulidarità apporte son soutien aux jeunes incarcérés depuis hier à la prison de Borgu. Nous devons être auprès d’eux et de leurs familles, l’Associu Sulidarità appelle tous ses militants et sympathisants à participer au rassemblement prévu au palais de justice de Bastia aujourd’hui à 15h00. L’Associu Sulidarità exige leur libération et l’arrêt des poursuites pour tous. Venite numarosi à sustene li ! BASTA À A RIPRESSIONE !!


Suite à l’incarcération de 10 jeunes corses dont 4 étudiants, l’ensemble des mouvements de jeunesse et syndicats nationalistes ont décidé de mener des opérations de sensibilisation et des actions de soutien. C’est parce que la jeunesse est le poumon d’un peuple qui se bat pour une nation en devenir, que nous devons à tout prix soutenir chaque victime de la répression coloniale ; l’acharnement judiciaire infondé est bien la preuve que le pouvoir policier est en déclin et ces interpellations répétées et intensives sont les derniers soubresauts d’une institution en train de dépérir. De ce fait, et dans la logique des choses, nous continuons à exiger la démission de l’incapable procureur Nicolas Bessone. Un an après les événements de Reims, ces interpellations montrent une nouvelle fois l’attitude provocatrice de l’Etat et un refus de dialogue avec les instances nationalistes pourtant démocratiquement élues. Le dispositif policier ubuesque les sempiternelles lancinations émanant de la préfecture nous font nous demander si le pouvoir en place tient également à établir un climat de paix sur l’île. Aujourd’hui se tient non seulement le procès des 10 jeunes interpellés dont le dossier est vide et basé sur la délation, les « on dit » ; mais aussi se déroule le procès des événement liés au match Reims-Bastia, procès qui devraient être celui d’une police agissant en toute impunité qui nuit à l’intégrité physique d’une jeunesse totalement innocente. De fait, appelons l’ensemble du peuple et de la jeunesse corse à se mobiliser à 15h devant le palais de justice de Bastia. PIÙ CRESCE A RIPRESSIONE PIÙ LOTTA PIGLIA FORZA !


Corsica Libera apporte son soutien aux incarcérés depuis hier à la prison de Borgu en attente de leurs comparutions immédiate aujourd’hui. Nous appelons à participer au rassemblement prévu au palais de justice de Bastia aujourd’hui à 15h00. Venite numarosi à sustene li !


Nous dénonçons fermement l’acharnement de l’État français qui, par le biais de sa justice d’exception et de ses représentants, pratique à l’encontre de notre jeunesse en quête de démocratie, de vérité, de justice et de liberté un harcèlement quotidien. Une fois de plus, la France fait fausse route et s’obstine comme à son habitude sur le chemin exclusif de la répression, pensant à tort, réduire et soumettre notre peuple au silence ! ! L’histoire aurait dû lui enseigner que rien ni personne ne réduira les légitimes revendications qui sont les nôtres. Corsica Libera Sezzione Calvi-Balagna.


-À Reims, alors que notre jeunesse a subi une agression policière sauvage et raciste anti corse, alors que Maxime Beux y a perdu un œil: c’est la jeunesse corse qui est sur le banc des accusés. -À Bastia, 10 jeunes corses ont été raflés, emprisonnés, ils sont jugés parceque un procureur aux ordres est en mission coloniale. À Bastia et à Reims on touche le peuple corse dans sa richesse la plus importante: sa jeunesse vivante et libre qui construira ce pays. Rinnovu appelle au rassemblement à 15 h au Palais de justice de Bastia



MANIFESTATION ETUDIANTS CORTE

(Mercredi 15 février 2017) Hier soir, a l’appel des syndicats étudiants, 200 personnes se sont rassemblés aux abords de la sous-préfecture bunkérisée de Corte. Ils protestaient contre le placement en détention provisoire de dix jeunes corses. Les gardes mobiles ont riposté à des pierres, par des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser les quelques 200 manifestants. Sur le coup de 20h30 le calme (avant la prochaine tempête??) est revenu dans la capitale historique de la Corse.

(Michaël Andreani – Alta Frequenza) – Un rassemblement de soutien aux dix personnes jugées ce jeudi en comparution immédiate à Bastia suite à des incidents survenus lors de manifestations d’octobre dernier dans le dossier Battini-Tomasini-Verdi était organisé à Corte. Aux alentours de 20h00, une dizaine de manifestants encagoulés, sur les plus de 200 présents, ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre présentes en nombre dans le secteur de la sous-préfecture. En riposte, les gendarmes mobiles ont tiré des grenades lacrymogènes. La situation s’est cependant rapidement calmée, avant que les manifestants ne quittent les lieux.

(Corse Matin) (Corse Matin) (France3Corse) (Corse Net Infos)

Lors d’une conférence de presse, La Ghjuventù Indipendentista, avec le soutien de la Cunsulta di a Ghjuventù Corsa, a réclamé le départ immédiat de Nicolas Bessone, qui aux yeux des syndicats étudiants serait l’instigateur des fortes tensions qui ont lieu depuis plusieurs mois entre les forces de l’ordre et les militants nationalistes. Les deux syndicats appellent au blocage de l’Université de Corse et des lycées par les étudiants dès ce jeudi matin, et au rassemblement ce jeudi après-midi au palais de justice de Bastia, pour le passage en comparution immédiate des personnes déférées. (source)

Présentation ce mercredi 15 février au matin, devant le Procureur ce matin à partir de 8h au Palais de Justice de Bastia. Un appel au rassemblement a été fait hier dans la soirée pour venir soutenir ceux qui passeront devant le Procureur…


Suite des réactions :

Associu Sulidarità : Samedi nous manifestions devant la préfecture d’Aiacciu pour dénoncer la stratégie répressive actuelle qui frappe les nationalistes corses. Deux jours plus tard, une douzaine de personnes sont arrêtées. Leur crime est la participation à une manifestation au mois d’octobre. Sulidarità, solidaire des victimes de cet acharnement, condamne avec la plus grande vigueur cette dérive juridico-policière orchestrée par le juge Bessone. Nous ne pouvons tolérer que la seule réponse aux aspirations du peuple corse soit l’incarcération de notre jeunesse. « La normalisation » n’a jamais fonctionné en Corse. Du Procureur Carasco dans les années 80 aux juges parisiens comme Thiel, toutes leurs tentatives de mise au pas de la société corse ont été des échecs. Nous le disons, nous le répétons, la vengeance d’état n’est pas une solution. La répression n’est plus de mise. Sulidarità appelle tout un chacun à rester mobilisé afin de faire échec à cette stratégie de la tension. Nous exigeons la libération de tous les interpellés et l’arrêt des poursuites. Più chi mai : AMNISTIA


Inseme Per Bastia s’associe à Femu A Corsica et apporte son soutien à la dizaine de jeunes interpellés le 13/02 ainsi qu’à leurs familles. Inseme Per Bastia nonce et s’interroge sur les méthodes répressives à répétition, une nouvelle fois à la veille du procès de l’affaire Reims-Bastia, quand tout un peuple souhaite et montre la voie de l’apaisement. Inseme Per Bastia apporte également son soutien aux jeunes de l’affaire de Reims qui comparaîtront demain, et demande à ce que vérité et justice soient faites enfin. La jeunesse, en Corse comme ailleurs, n’a pas vocation à être jugée avec des coups de matraques … #InsemeSìPò


A Cunsulta di a Ghjuventù Corsa s’insurge et condamne fermement le placement en détention provisoire des jeunes corses interpellés en début de semaine. En effet, à l’heure où la jeunesse fait le choix de l’apaisement, l’Etat poursuit sa répression en envoyant des jeunes, qui pour la plupart n’ont même pas 20 ans, dormir en prison pour une enquête basée sur des « on dit » et des pseudos témoignages. Répression que nous avons vu une fois de plus à l’œuvre hier soir avec plusieurs dizaine de CRS et de gendarmes mobiles placés dans toute la ville de Corté, qui nous ont rappelé les années 40 à Paris avec des contrôles d’identité et des fouilles au corps dès que l’on sortait de chez nous. Nos frères dormiront en prison ce soir et il est inconcevable pour nous de rester statique devant ce nouvel affront fait par l’Etat colonial. C’est pour cette raison que nous appelons une nouvelle fois la jeunesse et l’ensemble du peuple corse à prendre ses responsabilités et a se mobiliser une nouvelle fois ce soir devant la sous- préfecture de Corte à 18h30. TUTT’IN CARRUGHJU ! BASTA A RIPRESSIONE


A Ghjuventù Indipendentista s’insurge face au placement en détention des jeunes corses interpellés lundi ainsi que le placement sous contrôle judiciaire strict d’au moins l’un d’entre eux. L’heure est plus que jamais à la mobilisation du peuple et de la jeunesse corse. Nous dénonçons une nouvelle fois l’acharnement irresponsable de l’État français. Suite à ces provocations graves et inadmissibles, nous demandons le départ immédiat de Nicolas Bessone, procureur de la République de Bastia. Nous appelons donc à un nouveau rassemblement ce soir à 18h30 devant la sous-préfecture de Corti. A nostra cuscenza hè resistenza !


Tocca a noi tient a montré sa révolte et son indignation face à la justice politique. Celle ci vient de placer en détention des jeunes Corse, comment peut-on tolérer ça? L’ensemble du peuple corse montre et démontre sa volonté d’apaisement que la justice d’État emprisonne des jeunes Corse pour avoir simplement dénoncer de véritables injustices, nous espérons une prise de conscience générale et nous constatons encore une fois, qu’il est de notre devoir à tous de réenclencher la lutte de masse. Nous tenons également à nous associer à la demande faite par la gi et la csc sur les agissements honteux du procureur de République nicolas bessone et demandons son départ. Uniti tutti inseme vinceremu



(Mardi 14 février 2017 – 20h15) A l’appel des trois syndicats étudiants, 150 personnes sont rassemblées aux abords de la sous préfecture de Corte en soutien aux étudiants interpellés hier. Un mur anti émeute est dressé devant les manifestants. Depuis quelques minutes des heurts ont éclaté à Corte. Aux pierres jetées par les manifestants les gendarmes mobiles répliquent par des jets de grenades lacrymogènes. (source)

De nombreuses forces de répression sont d’or-et-déjà en position depuis le milieu de la journée en attendant le rassemblement de 18h30

11 c’est le chiffre des personnes en garde à vue ce mardi 14 février 2017

Perquisition de nouveau dans l’après midi sur Bastia

Une perquisition a eu lieu dans l’après midi près de la place du Marché…


Femu a Corsica dénonce, une nouvelle fois, la vague répressive envers notre jeunesse. Hier encore, une dizaine de jeunes ont été interpellés dans le cadre d’une manifestation qui avait eu lieu en octobre dernier. Alors que nous aspirons à un climat de plus en plus apaisé et serein, nous nous interrogeons sur la répétition de ces interpellations, notamment ces dernières qui surviennent à quelques jours d’un nouveau procès touchant notre jeunesse. Femu a Corsica apporte donc son soutien aux jeunes interpellés et réaffirme la volonté d’apaisement avec l’Etat dont nous nous efforçons de tracer le chemin jour après jour.


Inseme per a Corsica dénonce encore une fois et avec force, l’attitude de l’Etat face à la jeunesse insulaire. Les arrestations, les placements en garde à vue ou les mises en examens répétés ne participent en aucun cas à construire un climat d’apaisement souhaité par tous. Au lieu de tenter de comprendre les causes de la colère d’une grande partie de la jeunesse insulaire et la solidarité manifestée à l’égard de jeunes militants nationalistes, Nicolas Battini, Ghiseppu Maria Verdi et Stéphane Tomasini, lourdement condamnés, l’État a choisi encore de nouveau une voie répressive qui mène pourtant à l’impasse. Nous ne pouvons accepter le désormais trop régulier procès intenté à l’égard de la jeunesse corse et nous restons quant à nous intiment persuadés, à travers elle, ses espoirs et sa volonté, du bien-fondé du combat que nous menons collectivement pour défendre les intérêts de la Corse et des Corses. Néanmoins, nous appelons à la plus grande vigilance et à ne surtout pas rentrer dans cette spirale infernale de manifestations-débordements-arrestations. Nous souhaitons apporter par ce message notre soutien fraternel aux jeunes gardés à vue et à leur famille.


Au cours de ces dernières 24 heures, 11 jeunes, parmi lesquels figurent plusieurs étudiants de l’Université de Corse, ont été interpellés. Le Président de l’Université de Corse s’interroge sur cette vague d’interpellation massive sans motifs de gravité pour l’instant avérés. Il appelle à l’apaisement, apporte son soutien aux étudiants interpellés et demande que soit levée leur mise en garde à vue.


Jean-Guy Talamoni, Presidente di l’Assemblea di Corsica Contre la stratégie de la tension et soutien aux jeunes interpellés Les 11 arrestations intervenues hier suite à la manifestation du 15 octobre dernier suscitent une vive émotion en Corse. Dans le même temps, une présence policière disproportionnée se déploie dans les rues de Bastia et de Corti. Dans un tel contexte, je m’interroge sur la stratégie de la tension délibérément entretenue par les autorités judiciaires et policières. A cet égard, je tiens à rappeler que le mouvement national et les autorités publiques de la Corse ont apporté une contribution déterminante à une situation d’apaisement que d’aucuns s’emploient à déstabiliser. C’est la raison pour laquelle il me paraît nécessaire de dénoncer ce comportement irresponsable et d’apporter mon soutien plein et entier aux jeunes Corses interpellés et à leur famille.


Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées hier soir, devant le commissariat de Bastia. Quelques incidents sporadiques ont eu lieu.



(Lundi 13 février 2017Samedi étaient convoqués par la police politique (Sdat), des corses dans une enquête en lien avec les recherchés.

Dans le même temps l’association politico-humanitaire Sulidarità tenait une conférence de presse sur le cours Napoléon, bloquant un temps la circulation des Ajacciens, pour dénoncer la répression, les conditions de détentions, l’acharnement judiciaire et un certain nombre de problèmes inhérent à la situation répressive coloniale en Corse.

Action à l’initiative de Sulidarità, qui a mobilisé de nouveau plus d’une centaine de personne sur Aiacciu.

Nicolas Battini, Ghiseppu Maria Verdi et Stéphane Tomasini, avaient été condamnés à des peines de 8, 6 et 5 ans de prison ferme

Ce matin, 9 corses (+-) ont été placés en garde à vue suite aux incidents survenus à Bastia en marge des manifestations d’octobre dernier (<–Lien ici).Suite au verdict du 6 octobre 2016 à l’encontre de, Nicolas Battini, Stefanu Tomasini et Ghjiseppu Maria Verdi, un appel des syndicats étudiants de l’Università di Corsica avait été lancé pour une manifestation le 15 octobre 2016 à Bastia.

La Veille du verdict, le 5 octobre 2016,  un rassemblement sur Bastia avait donné lieu à des incidents suite aux réquisitions dans le procès « Battini, Tomasini, Verdi »

Manifestation d’octobre à Bastia qui faisait suite à celle organisée en septembre à Bastia réunissant 10000 personnes dans le calme.

Un appel à rassemblement donne rendez vous ce soir à 18h30 devant le commissariat de Bastia.

Sur les réseaux sociaux c’est l’effervescence, chacun y va de son communiqué :

A Ghjuventù Indipendentista dénonce avec la plus grande force la nouvelle vague d’interpellations ayant eu lieu ce matin à Corti et Bastia. La violence de cette rafle est inouïe, les interpellations sont nombreuses et ciblent toutes les couches de la jeunesse corse. Voilà ce qu’oppose l’État français à la volonté d’apaisement du peuple corse. Ces interpellations seraient en lien avec les manifestations de soutien à Nicolas Battini, Ghjiseppu Maria Verdi et Stéphane Tomasini à l’occasion de leur simulacre de procès. Non contents d’avoir condamné trois jeunes corses à 8 ans, 6 ans et 5 ans de prison, l’État cherche à frapper encore plus fort sur la jeunesse de notre pays. Nous saurons y répondre. Nous apportons notre soutien aux jeunes interpellés ce matin ainsi qu’à leurs familles. Nous appelons la jeunesse et le peuple corse à se rassembler ce soir à partir de 18h30 devant le commissariat de Bastia. A nostra cuscenza hè resistenza ! Ghjuventù Indipendentista


L’Associu Sulidarita dénonce avec fermeté les interpellations de jeunes corses qui ont eu lieu ce matin. L’Associu appelle ses militants et sympathisants à se joindre au rassemblement qui aura lieu ce soir à 18h30 devant le commissariat de Bastia en soutien aux personnes interpellées . BASTA À A RIPRESSIONE !!


Ghjuventù Paolina se révolte contre les 9 interpellations intervenues ce matin suite à des manifestations en octobre dernier. Il s’agit là d’un nouveau coup porté sur la jeunesse Corse et à fortiori sur son peuple. Ghjuventù Paolina tient à assurer de son soutien inconditionnel, tous les corses victimes d’une véritable traque de la part de l’État français. De ce fait, tous les sympathisants et militants de la cause doivent se tenir prêt à la mobilisation dans les plus brefs délais. Le peuple Corse ne peut rester muet face à de tels agissements. BASTA À A RIPRESSIONE Strada diritta è core in fronte


Corsica Libera dénonce très fermement la vague d’interpellations survenue ce matin dans l’île à l’encontre de militants nationalistes. Ces interpellations à répétition, à l’heure où la volonté du peuple corse est d’aspirer à la paix traduisent une volonté de l’Etat français de s’enfermer encore un peu plus dans une logique de répression politique, et ne peuvent avoir qu’un but: faire dégénérer une situation d’apaisement général dans l’île. Corsica Libera apporte son soutien aux interpellés et appelle à un rassemblement ce soir devant le commissariat de Bastia à partir de 18h30.


A Cunsulta di a Ghjuventù Corsa dénonce avec fermeté cette nouvelle vague d’interpellations en frappant une fois de plus la jeunesse corse. En effet 9 jeunes ont été interpellés à leurs domiciles ce matin suite au rassemblement en soutien à Stéphane Tomasini, Ghjiseppu-Maria Verdi et Nicolas Battini en octobre dernier à Bastia. L’état français ne cesse d’accentuer sa répression à l’égard de la jeunesse corse en tentant de nous soumette à leur justice coloniale. Ces interpellations de grande ampleur montrent encore une fois que l’état français rejette toutes tentatives d’apaisements. Nous apportons notre soutien sans faille à ces jeunes et à leurs familles et appelons le peuple corse à se mobiliser auprès de la jeunesse lors des actions à venir. Nous appelons également au rassemblement dès ce soir à 18h30 devant le commissariat de Bastia. CUNSULTA DI A GHJUVENTÙ CORSA


Il y a un an, le 13 février 2016, l’affaire Reims-Bastia éclatait. Un an plus tard, jour pour jour, et à 72 heures de l’ouverture du procès en appel de Reims, une rafle policière a eu lieu ce matin, dans le cadre de la manifestation d’octobre en soutien à 3 jeunes militants nationalistes, contre des proches des supporters de Bastia 1905 ou d’organisations de jeunesse. 7 jeunes ont été au moins interpellés. La jeunesse semble être un bouc émissaire. Ce sentiment d’agression et de répression, à sens unique, depuis un an, est inacceptable et crée un climat délétère. Il y a quelques jours, des policiers ont été, à juste titre, mis en examen pour des violences inqualifiables dans l’affaire du jeune Théo. La justice, si elle était vraiment impartiale dans l’affaire de Reims, aurait dû enquêter avec la même célérité et honnêteté contre ceux qui sont à l’origine de l’infirmité de Maxime. Sustegnu, ghjustizia è libartà par a ghjuventù! Paul Félix Benedetti


Rinnovu apporte son soutien à l’ensemble des jeunes interpellés, ce matin, dans le cadre de la manifestation d’octobre en protestation à la condamnation de trois jeunes militants nationalistes. Depuis un an et l’affaire Reims-Bastia, la jeunesse semble être un bouc émissaire pour les autorités. Agression et répression sont le lot quotidien que l’on réserve aux jeunes corses, alimentant ainsi un climat délétère. Rinnovu appelle à participer au rassemblement de soutien, ce soir à 18h30, devant le commissariat de Bastia.

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