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Cet été, le père entamait une grève de la faim parce que le fils refusait de donner son ADN. Cette fois, Jean-Toussaint Plasenzotti lance un cri du cœur. Son fils, Lisandru a été mis en examen dans l’affaire de la cache d’armes découverte à Ajaccio au mois d’avril, avec trois personnes.

Une empreinte a été trouvée sur un sachet qui se trouvait dans le box. Le jeune étudiant en Histoire a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt des Baumettes. Mais depuis dimanche, date de sa présentation devant le juge Claude Choquet, Lisandru Plasenzotti a décidé d’entamer une grève de la faim et de la soif pour affirmer son innocence.

« Le sacrifice humain »

Hier en début d’après-midi, une quarantaine de personnes s’était réunie devant le commissariat d’Ajaccio à l’occasion d’une conférence de presse tenue par Jean-Toussaint Plasenzotti. Debout sur une chaise, l’enseignant, indigné, a estimé que son fils était victime d’une nouvelle peine : « le sacrifice humain » .

Revenant sur la chronologie de la procédure. « Il s’est expliqué pendant les 96 heures et ne connaît pas les autres mis en examen ; quant à la présence d’une empreinte sur un sachet, il ne peut expliquer comment elle a pu atterrir dans un lieu où il n’a jamais mis les pieds »,a-t-il déclaré.« Ses fréquentations ne sont pas un délit et encore moins un crime. Le comble, c’est que la police lui a dit que la prison était une bonne chose puisqu’elle lui permettrait de couper avec ces relations, a-t-il poursuivi, on le détient d’après une lettre de cachet ».

« Pas fasciné par Scarface… »

Et de détailler, dans la veine littéraire : « Concernant ses goûts, une supposée fascination pour le monde des voyous (présence d’une affiche deScarfaceet d’Al Capone, d’articles deCorse-Matinsur les affaires criminelles), elle n’est pas plus grave que celles qu’ont des millions de personnes pourMafiosaou Les Parrains corses de Follorou… ! »

Pour l’heure, Jean-Toussaint Plasenzotti s’inquiète pour l’état de santé de son fils. « Il refuse de s’alimenter et de boire ; la vérité est que l’ADN, la reine des preuves l’a conduit dans une prison infestée de rats et de cafards : Lisandru fait l’objet d’un acharnement policier,clame-t-il, et aujourd’hui, le juge met sa vie en danger ».La suite se jouera peut-être dans la rue.

Paul Ortoli de corsematin.com

 

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