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Entretien avec Ttotte ETXEVESTE / Membre d’Autonomia Eraiki

Vendredi 25 et samedi 26 novembre, Autonomia Eraiki organise un forum (cf. encadré) à l’IUT de Bayonne. Les débats porteront sur l’autonomie qui s’exerce aux îles Åland (Finlande), territoire d’Europe de 26 000 habitants, la nécessité d’une université de plein exercice pour un territoire et la revendication d’une institution aux larges compétences pour le Pays Basque Nord “afin de s’affranchir du schéma Aquitaine-Euskadi”. Parmi les invités, élus locaux et universitaires, mais aussi le maire de Donostia, la présidente du Parlement foral de Gipuzkoa, une députée des îles Åland et le président de l’université de Corte. Nous avons interrogé Ttotte Etxeveste, d’Autonomia Eraiki, association organisatrice de ce forum.

Quels sont les buts de l’association Autonomia Eraiki ?

L’association a été créée en 2004 lors d’un Aberri Eguna. Nous avions deux objectifs : le premier était de participer en tant qu’anciens militants d’Iparretarrak à la recherche de solutions pour la résolution du conflit. Par ailleurs, nous souhaitions développer et socialiser la revendication institutionnelle en Pays Basque Nord, qui serait pour nous un statut d’autonomie. Mais nous sommes conscients que cela ne se fera pas en un jour. Il faut participer aussi aux autres démarches qui vont dans ce sens, comme celle mise en route par Batera. Nous sommes un mouvement politique de la gauche abertzale, notre philosophie politique est la recomposition de la gauche abertzale, nous souhaitons son regroupement et n’avons pas comme objectif de nous présenter aux élections. L’arrêt des activités armées d’ETA doit faciliter le rapprochement entre les partis politiques. Nous l’avons vu avec le MAE, dans les cas d’Aurore Martin et de Daniel Derguy.

De fait, Autonomia Eraiki rassemble plusieurs tendances ?

Nous parlerons du statut d’autonomie des îles Åland (Finlande) qui ont un statut comparable à celui d’Euskadi. Les îles Åland comptent 26 000 habitants et cela démontre qu’un statut d’autonomie peut être géré dans un territoire à faible population. Aujourd’hui, l’Etat français veut regrouper les territoires. C’est en fait une recentralisation déguisée. Le samedi, nous débattrons sur la nécessité d’une université de plein exercice, c’est une revendication qui a été délaissée ces dernières années. Nous aurons parmi nous, le président de l’université de Corte qui nous parlera de cette réalité. Cela démontera qu’une université apporte beaucoup sur un territoire et ce, en lien avec une administration territoriale locale. Enfin, le troisième débat portera sur une institution propre au Pays Basque Nord et comment relancer les relations naturelles avec le Pays Basque Sud. Il y aura le maire de Donostia et la présidente du Parlement foral de la Diputación du Gipuzkoa. Nous souhaitons nous affranchir du schéma Aquitaine-Euskadi qui nous passe par-dessus et nie complètement l’existence d’Euskal Herria

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