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((c) Settimana édition du 23 septembre 2016)  Alors qu’ils ont purgé leur peine, plusieurs militants nationalistes se retrouvent inscrits au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes. Un point commun avec les islamistes radicaux et une – énième – pomme de discorde avec la justice.

Fin juin 2014, un cadre du FLNC décrypte la décision des clandestins de déposer les armes.  »Au-delà de la maturité politique du mouvement public, nous ne pouvions plus continuer les actions militaires dans un contexte international marqué par une recrudescence des attentats islamistes. Cette notion est devenue obsolète, les risques d’amalgame sont considérables et nous ne pouvions accepter d’être assimilés, même de loin, avec ces barbares ».

L’argument vaut pour ce qu’il vaut. Il est loin d’être le seul à avoir été pris en considération avant de formaliser une décision mûrement réfléchie et dont les responsables du mouvement clandestin ne pouvaient ignorer qu’elle ne ferait pas nécessairement l’unanimité, y compris dans leurs propres rangs. Reste la raison avancée, compréhensible au regard de l’actualité internationale, et que le gouvernement ne semble pas l’avoir menée en sens inverse : si les nationalistes clandestins refusent (à juste titre) d’être assimilés à des terroristes islamistes, le gouvernement fait-il de même ? Non, à en croire les défenseurs des droits des prisonniers qui mettent en avant un corpus juridique  »indifférencié » et des mesures  »identiques pour toutes les personnes suspectées de faits de terrorisme », depuis les attentats aveugles perpétrés au nom du Prophète jusqu’au plasticage d’une annexe de palais de justice il y a dix ans.

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Dans un communiqué appelant à manifester, les organisateurs du rassemblement n’y vont pas par quatre chemins :  »il est également l’heure de signifier à Paris, écrivent-ils, que nous rejetons avec force le scandaleux amalgame des lois nouvellement instaurées par le douloureux et barbare contexte international du radicalisme islamique, et qui s’appliquent aux prisonniers politiques corses, ainsi qu’aux patriotes ayant déjà effectués leurs peines depuis de nombreuses années et parfaitement réinsérés dans notre société ».

En ligne de mire, la question des assignations à résidence et des  »fichés S », qui mobilise au-delà des cercles nationalistes. Le 15 août dernier, au cours d’une conférence de presse à Aleria, le maire de (LR) Ghisonaccia, Francis Giudici – par ailleurs – premier vice-président du Conseil départemental de la Haute-Corse, apportait son soutien à Jean-Marc Dominici, militant nationaliste condamné et désormais  »Fiché S » :  »Tu es traité de la même manière que des personnes qui massacrent et égorgent partout sur la planète ».

((c) Settimana édition du 23 septembre 2016)

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